Parfumeur. La vie en bleu marine
Gamin, Antoine Vuillermet voyait souvent la vie en bleu... lavande. Mais c'est une ligne plutôt bleu... marine que le parfumeur, rennais d'adoption, a décidé de lancer.
Après avoir travaillé à Paris, Milan, New York et Miami, c'est finalement en plein coeur de Rennes, face à l'école des Beaux-Arts, qu'Antoine Vuillermet a décidé de montrer le bout de son nez ! C'était il y a presque trois ans, en octobre 2006 : la première boutique Lostmarc'h ouvrait ses portes. À l'intérieur, les produits de la ligne créée par ce fils et petit-fils de parfumeur : des parfums, des bougies, des savons, des soins pour le corps très iodés, présentés avec beaucoup de raffinement par son épouse Claude.
Pourtant, à passer ses vacances du côté de Grasse (Alpes-Maritimes), dans les champs de lavande et de jasmin, avec un grand-père parfumeur, on aurait plutôt imaginé Antoine Vuillermet lançant une ligne aux accents du Midi. Mais c'était sans connaître l'attachement de ce dernier pour un autre coin de France : la presqu'île de Crozon (29).
« J'avais aussi un grand-père paternel là-bas, du côté de la plage de Lostmarc'h. Et quand je travaillais outre-Atlantique, à des milliers de kilomètres de ce berceau familial, je me suis rendu compte que ce n'étaient pas les odeurs de lavande mais celles de Bretagne qui me revenaient en mémoire, celle des algues séchées dans un coin, celle du sable, celle des landes », explique le créateur de la ligne... Lostmarc'h.
Alors, tout en continuant de travailler aux États-Unis dans la conception de centres commerciaux, Antoine Vuillermet s'est mis à imaginer une ligne inspirée de la Bretagne. Après cinq ans de travail, Lostmarc'h voyait donc le jour en 2006.
L'eau de toilette Aod nº1 en Australie
Le parfum pour les autres, Antoine Vuillermet, ce n'est décidément pas son truc. « Un parfum n'est pas fait pour laisser un sillage. Un parfum ne doit pas, non plus, n'être qu'un moyen d'accès à des marques de luxe. Non, un parfum, c'est pour soi », insiste celui qui, aidé de son oncle, installé à Grasse, a imaginé Atao, l'eau de Cologne à l'ancienne pour homme, la meilleure vente de la marque ; ou bien encore la bougie Gwidor, qui évoque les goûters d'enfance avec son association de brioche et de châtaigne ; le gel douche « Din Dan », une douche tonique comme un bonbon acidulé...
Si, à ce jour, la boutique rennaise Lostmar'ch est la seule entièrement dédiée à la marque, Antoine Vuillermet, 37 ans, la diffuse aux quatre coins du monde, dans des boutiques sises aussi bien à Dinard (35), Crozon et Carnac (29) qu'à Paris, Berlin, Dublin, Londres, Hongkong, Long Island sans oublier Sydney. « En Australie, l'eau de toilette pour femme Aod est la première vente sur les marques dites de niche. Les Australiens adorent le côté français, authentique du produit », explique M. Vuillermet.
Soucieux du détail et amateurs de beau comme de bon, Claude et Antoine Vuillermet attachent autant d'importance à la qualité du produit qu'à sa présentation. Et leurs produits sont aussi bons que beaux et bretons jusqu'au bouchon ! « Les flacons sont réalisés à Vitré, les bougies à Nantes et le cartonnage, avec les visuels originaux imaginés par la maman d'Antoine, sont, quant à eux, conçus à Vitré », confie Claude Vuillermet.
Aujourd'hui, nombreux sont ceux à avoir essayé Lostmarc'h. Des Bretons bien évidemment mais pas seulement. Autant dire qu'Antoine Vuillermet va pouvoir continuer à voir la vie en bleu outre-mer désormaisPratique
Les produits Lostmarc'h sont en vente à Rennes, 17, rue Hoche, dans plusieurs boutiques en Bretagne et à Paris ou sur Internet : www.lostmarch.fr