Microminéralogie. « On trouve nos pierres au bord des routes »
L'association française de microminéralogie, qui regroupe 450 passionnés de ces petites pierres que l'on observe à loupe binoculaire, tenait, ce week-end, son assemblée générale à Arzano (29). Interview de Jean-Luc Désignolle, originaire de la région lyonnaise et président de l'association dont le siège est à l'école des Mines, à Paris.
Qu'est-ce que la microminéralogie ?
C'est l'observation des pierres à l'aide de loupes binoculaires. Elles permettent de les voir en relief. On grossit de 20 à 80 fois, donc moins qu'un microscope.
Où trouve-t-on ces pierres ?
Dans les carrières, les mines, au bord des routes en travaux. Les gens sont toujours penchés avec une loupe, sur le terrain. Il existe 400 ou 500 espèces de pierres différentes. On ramasse de petits blocs. On les casse, on les nettoie, on les identifie. Parfois, une pierre de la taille d'un poing ne donne rien. D'autres fois, elle contient l'équivalent de 100 boîtes (de petites boîtes d'échantillon, doctement étiquetées).
Combien de personnes sont là pour ces trois jours ?
Il y a 64 personnes, toutes venues avec leur microscope, leurs petites boîtes avec leurs cailloux. Nous restons enfermés... Pour une fois qu'il fait beau en Bretagne ! (Il rit) Certains restent là quelques jours de plus pour profiter de la région et chercher de la matière ici également. Pendant ces rassemblements, les gens montrent leurs collections aux autres, demandent des conseils, cherchent à faire identifier une pierre. On s'échange des boîtes mais jamais d'argent.
Quel est le profil des membres de l'association ?
Il y a beaucoup de retraités. Nous avons des membres dans plusieurs pays d'Europe (certains sont ici) et même aux États-Unis et au Canada. Certains membres ont leurs entrées avec des scientifiques. Et parfois, pour l'identification, on a besoin de moyens lourds comme les rayons x, des microsondes électroniques.
http://www.micromineral.org/index-fr.html