Lyrique-en-Mer. Onzième édition du festival de Belle-Île
Le festival Lyrique-en-Mer de Belle-Ile-en-Mer, commencé depuis samedi, a ouvert son édition avec le chef-d'oeuvre comique de Rossini, « Le barbier de Séville ».
C'est sous les applaudissements que le coup d'envoi de la onzième édition de Lyrique-en-Mer a été donné samedi soir, à la citadelle Vauban. Dans la salle archi-comble de l'Arsenal, Richard Cowan, le fondateur, a présenté les chanteurs qui participeront au festival. La texture des voix et le velouté des notes ont conquis le public. « L'opéra est l'art le plus coûteux de tous les spectacles vivants. Pour monter un opéra, il faut engager des chanteurs et des musiciens, trouver une salle, construire un décor », explique Richard Cowan. « Heureusement, nous pouvons compter sur les Bellilois, la dévotion des passionnés et la qualité des chanteurs, musiciens, chefs d'orchestre et une équipe artistique soudée. Nous avons également un choeur composé d'insulaires qui consacrent huit mois de l'année à l'apprentissage d'une oeuvre pour l'été ».
L'opéra, un art populaire
Autour de la petite équipe organisatrice et logistique, il y a Christine Greneau, et Dominique Remond.
« Notre objectif est de faire perdurer le festival. Belle-Ile le possède et c'est une chance inouïe. Je suis fière d'avoir embarqué dans cette aventure
avec 40 choristes insulaires qui ont appris cette année une oeuvre en allemand, d'autant que certains ne connaissaient absolument pas cette langue avant », commente Christine.
« L'opéra est, contrairement à ce que pensent certains, un art populaire, souvent gai », souligne Dominique Remond.
Alors pour s'initier, rien de tel que d'assister à la représentation du Barbier de Séville, qui se déroulera à la salle Arletty, au Palais pour 5 € ou 10 € sur présentation de la carte insulaire le jeudi 31 juillet, à 20 h 15. Un lieu qui différera de la citadelle ou des églises. De quoi oublier les préjugés, se laisser gagner par l'émotion et par le plaisir des oreilles.
Autre moment fort : les soirées spécialement aménagées pour les amateurs, nouveaux ou fidèles, du continent. Notoriété du festival oblige, l'affrètement de bateaux avec un retour le soir après le spectacle pour certaines représentations : départ à 15 h, vendredi, de La Trinité-sur-Mer et vendredi 8 août de Quiberon pour le Barbier de Séville ; les 4,7 et 13 août au départ de La Trinité-sur-Mer, pour la Tosca.
Pratique
Date des représentations : Le Barbier de Séville : le vendredi et lundi 28 juillet. Requiem allemand demain, mardi 29 juillet. Concert Cocktail le dimanche 27 juillet.