Expédition. Alexandra ambassadrice de la nature
Alexandra s'envole mardi prochain pour Ushuaia. Avec d'autres jeunes, elle part rejoindre l'aventurier de l'extrême Mike Horn, qui souhaite les sensibiliser à la protection de la nature.
Elle en a rêvé, elle touche au but. Alexandra, 17 ans, de Larmor-Plage, est en terminale littéraire au lycée Dupuy-de-Lôme, à Lorient. C'est lors d'une conférence, fin juin, que l'aventure commence. Mike Horn, aventurier et explorateur sud-africain, basé en Suisse, présente ses photos de voyage et son nouveau projet : embarquer de jeunes explorateurs afin de partager avec eux sa passion de la nature et leur faire toucher du doigt l'impact de l'homme sur l'écosystème.
Un projet personnel
Alexandra Le Dily est emballée : « Il y a quelque chose qui passe. Il a un pouvoir attractif qui mobilise ». Alors elle se décide et s'inscrit sur le site de Mike Horn comme 124 autres jeunes du monde entier. « Il fallait répondre à un questionnaire pour nous présenter et évaluer nos connaissances sur le milieu naturel. On nous demandait, aussi, d'élaborer un projet environnemental ». Elle réfléchit et pense à sa découverte récente de la Tunisie lors d'un voyage avec ses parents : son projet est celui d'un puits dans une région où il n'a pas plu depuis trois ans.
De mails en mails, elle se retrouve invitée par Mike Horn pour dix jours de formation en Suisse. Ils sont douze (Français, Chilien, Américain, Espagnol, Sud-africain, Suisses) à tenter l'aventure extrême. Et on ne les épargne pas. « On a fait du vélo de nuit, du parapente, de l'alpinisme en cordée avec des crampons, de la varape, on a énormément marché, fabriqué des radeaux, monté un campement... On a été testé en permanence. Le but était de donner le meilleur de soi », raconte Alexandra.
Huit sélectionnés
À la fin du stage, suspense. Il n'y en aura que huit de sélectionnés. « Déjà ce stage était un privilège, alors si je n'avais pas été prise... » Mais si ! « Je pars mardi matin, via Rome, et je traverse l'Atlantique pour la première fois, direction Ushuaia, en Argentine. Nous embarquons sur le bateau de Mike et passerons le Cap Horn. On séjournera quatre jours sur la péninsule arctique et on sera reçus dans des bases scientifiques ». Dans sa tête, Alexandra est déjà partie pour ces douze jours exceptionnels.
« Et quand tu reviendras, le 30 octobre, pour reprendre la classe, que penses-tu faire ? » « Le périple de Mike va durer quatre ans avec plein de jeunes qui vont se succéder. Mike souhaite faire de nous des sortes d'ambassadeurs pour la protection de la nature. Je pense que je proposerai de raconter mon expérience, au lycée, dans des écoles maternelles. À moi de gérer. Et puis il y a mon projet de puits en Tunisie qui me tient à coeur. Je mettrai le temps qu'il faudra pour le réaliser », conclut Alexandra, très déterminée.