Conseil régional. Une troisième assemblée qui chiffonne la deuxième
Le conseil économique et social régional donne, en général, des avis favorables sur les dossiers du conseil régional. C'était le cas lundi sur l'établissement public foncier, dont le CESR regrette, lui aussi, le blocage.
« La maîtrise foncière reste un problème majeur pour l'attractivité de notre région », a commenté le président Alain Even. « Si l'État ne veut pas d'une réponse bretonne, il faudra bien trouver d'autres solutions, départementales ou d'agglomération. Et il faut les trouver vite, la question du logement reste lourde ! ».
Sur les orientations budgétaires, la politique d'investissement ou l'élaboration du schéma régional de l'innovation, le CESR est aussi en phase avec l'assemblée exécutive. Mais il y a quand même un point qui a chatouillé les conseillers économiques et sociaux : le projet de création d'une assemblée consultative de la culture bretonne, voulue par le président Le Drian. Certes, une instance spécifique ne peut rien enlever des compétences généralistes du CESR. Mais les mots employés chiffonnent. « Le terme qui fait débat, c'est celui d'assemblée générale de plein droit associée au CESR et au conseil régional », souligne Alain Even qui cite un propos de Jean-Yves Le Drian évoquant une « troisième assemblée régionale ».
Pour lui, « il y a là des ambiguïtés à lever ». Sans aller jusqu'à se montrer hostile à l'égard d'un projet encore imprécis, l'assemblée consultative a exprimé son souhait d'être associé à sa définition.