Boy George. Âme câline
Même s'il n'a plus sa silhouette d'antan, le charismatique Boy George a su une nouvelle fois séduire son public, hier, sur la scène Grand Blanc.
« Do you really want to heart me ? » Mais, bien sûr, qu'on t'aime toujours très cher Boy George.
À Bobital, en tout cas, le bon vieux slow qui en avait fait craquer plus d'un dans les années... combien déjà ?..., a encore fait recette.
Fatal, mais, là, pas besoin de bazooka. Juste la voix, cette belle et suave voix que notre George a conservée malgré les revers, les aléas, les abus en tous genres et les morsures de la vie. Mais le frêle gaillard a bien résisté, malgré tout. N'empêche, si, un jour on m'avait dit que j'entendrais Boy George interpréter un superbe « Suffragette city » de David Bowie, j'aurais rendu aussi sec ma carte de syndiqué rocker.
Seule différence, cet autre androgyne fameux a gardé la ligne et est resté aussi sec qu'un coucou. Le beau Boy, lui, a malheureusement accumulé les kilos au rythme des soucis. Ce qui nuit au charme trouble de ses vertes années.
Un public
sous le charme
Reste l'éclat de ses beaux yeux plein de malice et un talent certain pour une musique soul sacrément bien troussée, superbement mise en valeur aussi, par une blonde choriste.
Sans oublier quelques incursions bien senties vers le rock et la musique populaire. Notamment un étonnant « Down by the riverside » qui a fait chalouper le public.
Décidément, il nous étonnera toujours, l'ami Boy !