BGV. Les collectivités d'accord sur leur contribution
D'ici cinq ans, 3,8 milliards d'euros auront été investis dans les voies ferrées Paris-Bretagne. Huit collectivités territoriales viennent de trouver un accord sur leurs contributions respectives.
C'est toute la complexité du dossier « Bretagne à Grande Vitesse », qui vise à mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris : non seulement, il est techniquement ardu et financièrement lourd, mais il est aussi politiquement sensible puisqu'il doit mettre en oeuvre la solidarité active de collectivités peu habituées à payer les unes pour les autres.
Que les Nantais et les Rennais cofinancent au-delà de leur part un projet intéressant les Quimpérois et les Brestois, voilà quelque chose de nouveau sous le ciel breton !
Cet aspect-là vient d'être réglé : le président de la Région a annoncé hier matin que les huit collectivités (*) impliquées étaient tombées d'accord sur le montant de leur participation. « La rédaction finale de notre accord interviendra sans tarder », s'est félicité Jean-Yves Le Drian lors d'une visite à la gare de Rennes, en compagnie en Jean-Louis Tourenne (président de l'Ille-et-Vilaine) et Daniel Delaveau (vice-président aux transports de Rennes-Métropole). « Il faudra quand même quelques semaines », précise-t-il.
Projet-gigogne
Chacune des huit parties prenantes s'impliquera dans l'ensemble du projet. Il s'agit d'un projet gigogne aux multiples chantiers imbriqués. Il y a bien sûr la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes et l'amélioration sur Rennes-Brest et Rennes-Quimper (rectifications de courbes, suppressions de passages à niveau), mais aussi l'adaptation de la gare de Rennes à ces nouveaux trafics.
Ainsi va-t-il falloir construire une 9 e voie en traversée rapide de gare (90 km/h), pour permettre aux futurs directs, en provenance de Paris, de rallier Brest et Quimper sans faire de halte rennaise. Il va aussi falloir aménager un nouveau quai pour faire face à la forte croissance du trafic du train express régional.
À ces travaux d'infrastructures va s'ajouter l'intermodalité avec la carte unique Korrigo trains-métro-bus-autocar qui va s'étendre progressivement à la Bretagne. Et puis, sans doute, la mise en service de rames du fameux train AGV qui permettrait de gagner une dizaine de minutes supplémentaires, soit Paris-Rennes en 1 h 15.
* La région Bretagne, les cinq départements, les agglomérations de Rennes et Brest.