Recherche
Recevez gratuitement les newsletters
VENDEE GLOBE 2008
 
Accueil  > Archives
ARCHIVES Imprimer cet article
Apiculteurs. « Nous sommes plus remontés que jamais »
Président du syndicat des apiculteurs du Finistère, Denis Jaffré rejoint, aujourd'hui, l'une des cinq manifestations nationales, à Nantes. Il explique pourquoi. Exploitant amateur d'une centaine de ruches, installé à Locmélar (29), Denis Jaffré est l'un des 1.500 apiculteurs finistériens, pour la plupart des petits exploitants qui renvendiquent la diversité et la qualité de leurs miels. Ce qui les inquiète aujourd'hui ? L'utilisation, sur les cultures de maïs, d'un nouvel insecticide nommé Cruiser. Pourquoi cette mobilisation nationale des apiculteurs, aujourd'hui ? Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a validé, en janvier 2008, l'utilisation du nouveau pesticide Cruiser, de façon expérimentale pour un an. L'échéance se termine, et personne ne connaît les résultats de cette expérimentation. J'ai sollicité, pour ma part, la Direction départementale de l'Agriculture, qui m'a renvoyé au service de protection des végétaux, à Rennes. Lequel n'a aucun élément à nous fournir. Pour le syndicat des apiculteurs, il ne fait aucun doute que ce nouveau pesticide est dangereux pour les abeilles et, par conséquent, pour l'environnement, et même pour l'homme qui consomme le miel et les céréales. Nous souhaitons que son utilisation soit ajournée, voire interdite, comme ça a été le cas en Italie, en septembre. Les conditions météo - la pluviométrie notamment - rendent déjà le travail des apiculteurs alléatoire et difficile. Nous sommes plus remontés que jamais ! En quoi l'utilisation de ce genre de produits sur un champ de maïs peut-elle impacter les abeilles ? Comme tous les pesticides systémiques, le Cruiser agit longtemps sur la plante, car il circule en permanence par la sève. Il touche donc autant le nectar que le pollen, et contamine forcément les insectes comme les abeilles. Il a même un effet retard, dans la mesure où le pollen qui entre à la ruche avant l'hiver ne sera consommé par les jeunes abeilles qu'au printemps. Qui mourront et ne seront plus en mesure de fabriquer le miel. La mortalité accrue des abeilles pose-t-elle un grave problème pour l'écosystème ? Bien sûr. Les insectes, et notamment les abeilles, sont indispensables aux productions agricoles ! L'arboriculture fruitière, la production de graînes de maraîchage ont besoin à 100 % de l'intervention des abeilles sur la polennisation pour être rentables. Sur le colza, le rendement augmente par exemple aussi de 30 % grâce aux abeilles, qui permettent de rendre les graines des fleurs plus productives. C'est dans l'intérêt des agriculteurs de comprendre cela et de revenir à des méthodes de production plus conventionnelles. En évitant l'utilisation de pesticides, évidemment. En revenant aussi à des méthodes traditionnelles comme la rotation des cultures, aussi. Rassemblement des apiculteurs à Nantes Les manifestants distribueront des tracts aux entrées de la ville. Une rencontre est prévue avec la Direction régionale de l'agriculture et de la forêt et le préfet des Pays-de-la-Loire.



Pour préserver ses abeilles d'une mortalité certaine, Denis Jaffré n'a trouvé qu'une solution : les installer au plus loin des champs de maïs. . Photo S.P.
Sources
Le Télégramme
03/12/2008
Rubrique: Morbihan
LE JOURNAL EN PDF

 
Entreprises
 
Annonces
 
L
La question du jour
Jardinage. Faut-il interdire les désherbants ?
Oui
Non
Sans opinion
Votre avis
 
Sites partenaires
 
 
 Le Télégramme.com
> Actualités
Monde
France
Economie
Voile
Dessin du jour
Vidéo
> Actualités locales 
Dossiers
Bretagne
Côtes d'armor
Finistère
Morbihan
JTWeb
> Vie pratique
Météo
Sorties
Cuisine
Télévision
Cinéma
Avis de décès
> Echanges
Vidéos
Blogs
Forums
Espace jeux
Question du jour
> Annonces
Emploi
Immobilier
Bateaux
Marchés publics
Voyages
> Kiosque
Abonnement
Archives
Unes anniversaire
Journal en PDF
> Pratique
Nous écrire
Offres papier
L'entreprise
Plan du site
© Le Télégramme 2007 Haut de page
Immobilier, annonces Immo-ouest : Finistère - Côtes d'Armor - Ille-et-Vilaine - Loire-Atlantique - Morbihan