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UE. Début de présidence dans un climat de crise
Nicolas Sarkozy a pris hier les rênes de l ' Union européenne dans un climat de crise alourdi par le refus du président polonais de ratifier le traité de Lisbonne . Au premier jour de la présidence française, Nicolas Sarkozy a essuyé coup sur coup deux mauvaises nouvelles. La première est venue de Varsovie, lorsque le président polonais, Lech Kaczynski, a annoncé qu'il ne ratifierait pas le traité de Lisbonne, selon lui « sans objet » après le non irlandais. La seconde est arrivée de Bruxelles : le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a jugé « fausses » et « injustifiées » des attaques de Nicolas Sarkozy contre lui, estimant en outre qu'elles nuisaient à l'unité européenne dans les négociations avec l'Organisation mondiale du commerce. Nicolas Sarkozy l'avait accusé de vouloir sacrifier l'agriculture européenne. Hier soir, le Président Sarkozy minimisait ce différend.
« L'Europe à l'épreuve »
Arrivé à Paris pour un déjeuner avec le Premier ministre François Fillon, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, s'est voulu positif, exhortant à « faire la preuve de l'Europe » dans « une Europe à l'épreuve ». Il a apporté le « soutien sans faille » de Bruxelles au programme français pour ce semestre. La France va avoir des « discussions » avec Varsovie pour « voir comment sortir de cette situation », a indiqué, Bernard Kouchner, le ministère des Affaires étrangères. Le parlement polonais a pourtant approuvé la ratification, dès avril, du traité de Lisbonne. Mais pour être définitivement acquise, la ratification doit recevoir la signature du président. Le Premier ministre libéral polonais Donald Tusk a appelé hier le président conservateur Kaczynski à revenir sur sa décision.
Le président tchèque soutient Lech Kaczynski
Le refus de Varsovie s'ajoute au problème tchèque, où la ratification semble loin d'être acquise. Le président tchèque, Vaclav Klaus, considère l'opinion de Lech Kaczynski sur le traité de Lisbonne « comme très raisonnable et très proche de la sienne ». Or Nicolas Sarkozy entendait « circonscrire le problème » à l'Irlande, tablant sur une poursuite de la ratification dans les autres pays. « On n'a pas trop de temps » pour trouver une solution avant « la limite » des élections européennes de juin 2009, a-t-il fait valoir lundi sur France 3. « On attend de l'Europe qu'elle protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation, et c'est là que ça ne marche pas », a-t-il jugé. Nicolas Sarkozy a annoncé h i er qu ' il avait décidé en accord avec la C ommission européenne de mettre en oeuvre deux « actions concrètes » pendant la présidence française de l ' U E : un plan européen de lutte contre la maladie d ' Alzheimer et un « Erasmus » pour la mobilité des jeunes apprentis.


Sources
Le Télégramme
02/07/2008
Rubrique: Monde
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