Recherche
Recevez gratuitement les newsletters
VENDEE GLOBE 2008
 
Accueil  > Archives
ARCHIVES Imprimer cet article
Etats-Unis. Les soldats du capitaine McCain
Le candidat du Parti républicain a plusieurs fois remanié son équipe de campagne depuis l'hiver dernier. Ceux qui sont restés à bord sont pour la plupart les ingénieurs des deux victoires de George W. Bush en 2000 et 2004. De notre correspondant à Washington. Mark Salter est un peu le Sancho Panza du chevalier McCain. À 53 ans, il n'a rien d'un gourou. C'est tout simplement l'alter ego du sénateur de l'Arizona. Cela fait vingt ans qu'ils se connaissent et ils sont devenus au fil du temps des amis indissociables, au point que Salter a fini par épouser une secrétaire du baron républicain. Comme son patron, Salter a vécu dans une famille de militaires. Son père est un héros de la guerre de Corée. Comme McCain, il n'aimait pas les études. Plutôt que d'aller à l'université, comme sa mère institutrice l'aurait souhaité, il s'est fait embaucher par les chemins de fer de l'Iowa pour nettoyer les voies ferrées. Payé au salaire minimum, cela ne l'empêchait pas, le soir, de chanter dans un groupe de rock. Après quatre ans passés au bas de l'échelle, Salter a repris ses études pour finir diplômé de la prestigieuse université jésuite de Georgetown.
McCain peut miser sur son « histoire »
C'est par le hasard des rencontres qu'il est devenu « speech writer » (auteur des discours) au service de John McCain fraîchement élu sénateur. L'entente était telle entre eux que Salter fut engagé par une maison d'édition pour écrire la première biographie de McCain. « La foi de mes pères » fut immédiatement un best-seller. Salter avait deviné que ce qui « faisait » McCain : son histoire, celle d'un fils et petit-fils d'amiral, prisonnier de guerre au Vietnam et patriote jusqu'au bout pour servir son pays. Salter a suivi McCain dans l'humiliation de sa défaite dans les primaires républicaines de 2000 face à George W. Bush. C'est lui qui a convaincu son boss de ne pas se lancer dans l'aventure d'un ticket « centriste » avec le candidat démocrate John Kerry en 2004. En 2007, il a accompagné McCain jusqu'au fond du trou dans lequel les sondages d'opinion le plaçaient, loin derrière Rudolph Giuliani et Mitt Romney. Aujourd'hui, Salter est celui qui conjugue au quotidien le concept de « maverick » (la tête brûlée, l'indépendant, le franc-tireur) et du « straight talk » (le parler vrai), deux mots qui définissent presque entièrement la candidature McCain.
Le publicitaire de Schwarzenegger
Le deuxième homme s'appelle Steve Schmidt. Ce chauve de 37 ans est un surdoué de la science électorale. Diplômé de l'Université du Delaware, comme son homologue et adversaire David Plouffe dans le camp Obama, il a gagné ses galons d'activiste dans les campagnes locales du Parti républicain. Jusqu'à se faire repérer par l'équipe de Karl Rove, l'architecte des victoires du double mandat de George W. Bush. C'est là qu'il a appris à se battre, notamment avec des armes de « publicité négative ». La légende lui attribue ce hurlement un soir de 2004 à propos des démocrates du camp Kerry : « On va tous les tuer, tous, tous ! ». L'intéressé dément. Mais son talent fit merveille auprès d'Arnold Schwarzenegger lorsque le gouverneur chercha à se faire réélire en 2005 après s'être mis à dos la plupart des syndicats de Californie.
Davis derrière le choix de Palin
Après avoir dû se débarrasser d'une bonne dizaine de conseillers pour crime de conflit d'intérêt (les individus en question étaient tous des lobbyistes au service de gouvernements étrangers ou de puissantes multinationales), McCain consentit l'été dernier à se doter d'un nouveau directeur de campagne. Rick Davis avait déjà dirigé le tour de piste malheureux des primaires contre George W. Bush. Mais c'était le seul à pouvoir remettre du sang neuf dans la machine. C'est lui qui, dans le creux de la vague, avait resserré les boulons en diminuant par 30 le budget de campagne pour pouvoir aller de l'avant. Il est en partie à l'origine du choix de Sarah Palin comme colistière, ce qui a contribué à doper provisoirement le ticket dans les trois semaines qui ont suivi la Convention républicaine. C'est avec ce dernier carré que McCain croit encore en sa victoire. Baroud d'honneur ou savant calcul qui mise sur l'art de détruire l'adversaire ? Le vieux soldat aime citer Churchill : « Never surrunder » (« Pas question de se rendre »).


Sources
Le Télégramme
05/10/2008
Rubrique: Monde
LE JOURNAL EN PDF

 
 
Entreprises
 
Annonces
 
L
La question du jour
Ouverture des commerces tous les dimanches...
Pour
Contre
Sans opinion
Votre avis
 
Sites partenaires
 
 
 Le Télégramme.com
> Actualités
Monde
France
Economie
Voile
Dessin du jour
Vidéo
> Actualités locales 
Dossiers
Bretagne
Côtes d'armor
Finistère
Morbihan
JTWeb
> Vie pratique
Météo
Sorties
Cuisine
Télévision
Cinéma
Avis de décès
> Echanges
Vidéos
Blogs
Forums
Espace jeux
Question du jour
> Annonces
Emploi
Immobilier
Bateaux
Marchés publics
Voyages
> Kiosque
Abonnement
Archives
Unes anniversaire
Journal en PDF
> Pratique
Nous écrire
Offres papier
L'entreprise
Plan du site
© Le Télégramme 2007 Haut de page
Immobilier, annonces Immo-ouest : Finistère - Côtes d'Armor - Ille-et-Vilaine - Loire-Atlantique - Morbihan