États-Unis. Le camp retranché démocrate
La ville de Denver, qui accueille la convention du parti démocrate , est placée sous très haute protection policière. Quatre personnes ont été interpellées, soupçonnées de vouloir attenter à la vie de Barack Obama.Des dizaines de milliers de personnes étaient attendues au congrès démocrate à Denver, où Barack Obama doit officiellement devenir le premier candidat noir à la présidence de l'histoire des États-Unis.
Dans un pays qui se remet encore des attentats du 11 septembre 2001 et où le spectre des assassinats politiques, comme celui de John F. Kennedy en novembre 1963, hante encore les mémoires, les autorités ont mis en place des mesures renforcées de sécurité pour cette convention.
Une protection spéciale
Le Secret service, une agence fédérale mandatée par le Congrès pour assurer la sécurité des leaders nationaux et des dignitaires étrangers, coordonne ces mesures en collaboration avec 55 agences gouvernementales incluant le FBI et la CIA. Barack Obama a reçu la protection de ce service spécial plus tôt dans la campagne que quiconque dans l'histoire politique américaine.
Un « illuminé hallucinant »
Hier, cette structure approfondissait son enquête sur un complot présumé visant le candidat démocrate lundi. Ce complot s'est révélé être une menace peu crédible, selon l es responsables du bureau du procureur général des États-Unis , cités par la chaîne CNN. Quatre personnes ont néanmoins bien été arrêtées lundi soir à Denver . L' un e d'elles a vait deux fusils de forte puissance dans son camion de location . Une autre était en possession d ' une croix gammée et pourrait avoir des liens avec les groupes suprématistes et racistes blancs. Les autorités américaines relativisaient cependant hier sa dangerosité, décrivant un « illuminé hallucinant sous l ' effet de la drogue et se parlant à haute voix ».
Malgré ces menaces considérées pour l'heure comme fantaisistes les mesures de sécurité restent draconiennes. Entre 3.000 et 5.000 policiers doivent ainsi patrouiller les rues de Denver.
« Une décision
de dernière minute »
Mais c'est à l'intérieur du stade ou le candidat démocrate doit prendre la parole que les membres de la sécurité seront le plus sur les dents. Le programme de la convention, sur lequel planchent les démocrates depuis avril 2007, a en effet été complètement chamboulé lorsque Barack Obama a récemment décidé de rompre avec la tradition et de prononcer son discours d'intronisation dans un stade ouvert, le Invesco, capable d'accueillir 75.000 personnes. « C'est une décision de dernière minute et cela nous pose un défi », a reconnu Malcolm Wiley, porte-parole de Secret service.