Sécu. Les arrêts-maladie plombent le déficit
Les arrêts de travail et la consommation de médicaments ont augmenté en 2007. Résultat : le déficit de la branche maladie de la Sécurité sociale devrait atteindre 6,2 milliards d'euros en 2007, contre 5,9 milliards d'euros en 2006.
La hausse des dépenses maladie du régime général de la Sécurité sociale s'est accélérée en 2007, avec une progression de 4,1 % contre 2,4 % en 2006.
Principale raison : la reprise des arrêts-maladie. Alors qu'elles étaient en baisse depuis 2004, les indemnités journalières repartent à la hausse (+ 4,1 % en 2007). L'assurance-maladie constate toutefois un « infléchissement sensible en fin d'année et donc une rupture de tendance ».
Baisse d'activités
pour les généralistes
Autre poste en augmentation : les médicaments (+ 4,5 % en 2007 contre + 1,1 % en 2006) et les dispositifs de santé, comme les pansements, prothèses, etc. ( + 10,9 % en 2007 contre + 7,2 % en 2006 ).
Alors que les remboursements pour les honoraires d'auxiliaires médicaux sont en hausse (+ 7,8 % pour les kinésithérapeutes et + 9 % pour les infirmiers), l'assurance-maladie relève la baisse d'activités des généralistes : « le point marquant de l'année 2007 ». Le nombre de consultations et de visites à domicile a en effet diminué de 1,7 % l'an dernier (-1,1 % en 2006, + 3,2 % en 2005). Elle estime par ailleurs que la croissance des dépenses pour les honoraires des médecins libéraux et des dentistes est « contenue ».
Enfin, l'assurance-maladie retient que le plan d'économies mis en place en juillet a eu un effet « particulièrement visible sur les remboursements d'actes de scanner et d'IRM (+11,6 % à fin août et -0,2 % sur les quatre derniers mois), de même que sur les actes de biologie (+1,9 % à fin août et -0,9 % sur les quatre derniers mois) ».
En attendant, le déficit de la branche maladie de la Sécu est en hausse avec 6,2 milliards d'euros en 2007, contre 5,9 milliards d'euros en 2006.