Santé. Le mode d'installation des infirmières revu
Les infirmières libérales renoncent à leur liberté d'installation. Moyennant finances, elles s'installeront dans les zones où elles sont les moins nombreuses.Les infirmières libérales pourront bientôt profiter de mesures financières les incitant à s'installer dans les zones où elles sont insuffisamment nombreuses, comme les banlieues défavorisées ou les territoires ruraux peu peuplés.
L'accord prévoit de geler les effectifs dans des zones « surdotées » en infirmières, et où sont actuellement installées 7.000 d'entre elles, soit 13 % du total. Une infirmière qui souhaiterait s'installer dans une de ces zones devra remplacer une qui quitterait la région ou partirait à la retraite.
Mais le gel prévu du nombre d'infirmières libérales dans les zones surdotées - comme la Bretagne, le pourtour méditerranéen ou la Corse - ne va pas entrer en vigueur immédiatement.
Le prix des actes
va augmenter
Les zones concernées - surdotées ou sous-dotées - doivent encore être déterminées. Les Echos évalue, dans son édition d'hier, à 250 le nombre de « zones surdotées », dont la taille se rapprocherait de celle d'un canton. Le quotidien estime aussi à 7.000 sur un total de plus de 50.000 le nombre d'infirmières pouvant être concernées par ce gel d'installations.
En échange de cette limitation, le prix des actes pratiqués par les infirmières libérales doit être relevé de 5,3 % à compter d'avril 2009.
Cette hausse devrait coûter un peu plus de 200 millions d'euros, alors qu'un précédent accord, signé en avril 2007, prévoyait une augmentation moins importante.
Ce nouvel accord intervient un peu plus de dix mois après le recul du gouvernement sur une mesure comparable concernant les médecins libéraux.