PS. La tension monte d'un cran
Martine Aubry, candidate au poste de Premier secrétaire du PS, s'est engagée hier à ce qu'il y ait « des nouveaux visages » à la direction du parti si elle est élue par les militants d'ici la fin de la semaine. Le plus important, a-t-elle jugé, « c'est qu'on arrête de dire "je", c'est qu'on dise "nous". Il faut faire une équipe qui réunit toutes les sensibilités, toutes les générations, toutes les cultures, tous les territoires, je m'y engage ».
Le maire de Lille a reçu hier le soutien de Jack Lang. « J'appelle tous les militants à faire bloc autour de la candidature de Martine Aubry », a martelé le député PS du Pas-de-Calais. Celui-ci a par ailleurs tenu à « saluer le geste de Bertrand Delanoë (...), son esprit de sacrifice au service du parti », après que le maire de Paris a appelé à voter Martine Aubry, lundi.
Royal « pas née
l'été dernier »
Ségolène Royal qui s'en est prise lundi soir à ce qu'elle qualifie de vieille garde du PS - « Avec Martine Aubry, il y a Laurent Fabius, avec Bertrand Delanoë, il y a Lionel Jospin, donc c'est le retour de ceux qui ne veulent pas passer la main à une nouvelle génération » - s'est vu répondre par Jack Lang qu'elle n'était elle-même « pas née l'été dernier ». Ségolène Royal a assuré malgré tout hier qu ' elle ne quitterait pas le PS, auquel elle appartient depuis 25 ans, même si elle est battue lors du vote des militants.
Benoît Hamon, troisième candidat à la succession de François Hollande, s'est dit « inquiet » hier de la tournure prise par la course à la direction du Parti socialiste. « J'ai l'impression qu'on a désormais plus de colère entre socialistes que contre la droite. Je trouve que ça dégénère », a déclaré l'eurodépute.