PS. Des contributions qui se ressemblent
Le PS réunit ce soir son conseil national pour enregistrer les contributions déposées en vue du congrès de novembre : une dizaine de textes sont en concurrence.
Le puzzle socialiste se met en place à quatre mois et demi du congrès à Reims. Hier, dix contributions avaient été publiées. Laurent Fabius, Martine Aubry, le duo Pierre Moscovici-Arnaud Montebourg, le trio Gérard Collomb-Jean-Noël Guérini-Vincent Feltesse, le Nouveau parti socialiste de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Marylise Lebranchu, du député du Nord Marc Dolez , sans oublier Ségolène Royal et Bertrand Delanoë : tous y sont allés de leur prose. François Hollande attend l'expiration du délai, aujourd'hui à 17 h, pour publier sa contribution, signée par Julien Dray.
A la lecture de ces documents, de nombreuses convergences apparaissent. Les socialistes partagent sans surprise la même analyse du sarkozysme, « bonapartisme saugrenu au conservatisme agressif » (Bertrand Delanoë), « monocratie » (Laurent Fabius).
Des points communs
Dans un bel ensemble, ils dénoncent la mainmise du capitalisme financier et revendiquent « les valeurs historiques du socialisme « (Martine Aubry).
Les propositions égrenées au fil des pages sont le plus souvent une resucée des projets socialistes passés ou des propositions actuelles du parti. Capital-formation tout au long de la vie, mariage et adoption pour les couples homosexuels, droit de vote des étrangers, suppression du paquet fiscal, conditionner les aides aux entreprises à l'augmentation des salaires, priorité donnée à l'éducation : ces idées se retrouvent peu ou prou dans toutes les contributions.
Sur les retraites, Fabius, Delanoë et Aubry acceptent une adaptation sous conditions de la durée de cotisation. Royal se distingue en proposant une retraite par points.
Seule Royal parle
d'une alliance avec le centre
Les divergences les plus profondes portent sur 2012, et notamment sur les alliances. Ségolène Royal défend « un rassemblement ouvert à tous » : en clair, aux centristes. Les autres contributeurs ne veulent pas en entendre parler. Hormis celle de Ségolène Royal, la plupart des contributions rejettent la « présidentialisation » du PS. Un point commun en vue de la constitution d'un « TSS » (tout sauf Ségolène) ? Quoi qu'il en soit, cette phase de contributions n'est qu'un premier tour de piste. Les choses sérieuses commenceront en septembre, avec le dépôt des motions.