Obésité. L'UFC réclame une loi anti-harcèlement alimentaire
La campagne de L'UFC Que Choisir contre l'obésité infantile à peine lancée, voilà que le Credoc confirme que près d'un quart des Français n'achètent plus de poisson, de légumes ou de fruits à cause de leur cherté. L'UFC réclame une TVA minorée sur les aliments les plus sains. Et une loi contre le harcèlement alimentaire.
« 87 % des publicités diffusées lors des programmes pour enfants portent sur des produits très gras ou sucrés ! » Le constat établi par l'UFC Que Choisir l'incite à intensifier sa campagne en faveur d'une loi de prévention de l'obésité infantile.
« Seule une loi peut mettre fin au harcèlement alimentaire des enfants », considère l'association. Les fédérations de parents d'élèves, FCPE et Peep, l'Association française des diabétiques ou l'Association nationale des directeurs de la restauration rapide municipale, notamment, la rejoignent sur ce terrain.
La campagne, lancée mi-septembre, se traduit par l'ouverture d'un site internet (www.obesipub.org) destiné à accentuer la pression sur les parlementaires. En marge des 87 %, quelques autres chiffres clés : « 60 % des enfants regardent la télé en rentrant de l'école » ; « 77 % des enfants préfèrent les céréales promues à la télévision plutôt que celle ne bénéficiant d'aucune publicité » (1).
Face à ces comportements, Jean-Pierre Osmas, bénévole quimpérois de l'association, rappelle que « l'obésité connaît aujourd'hui, une croissance annuelle de 5,7 % en France, que 12 % des enfants âgés de moins de 18 ans sont obèses, soit un million et demi d'enfants. »
« 1,10 € pour un repas »
L'UFC dit également se battre en faveur « d'une restauration scolaire de qualité nutritionnelle ». L'ancien chef de cuisine dans un établissement scolaire sud-finistérien (3.000 couverts par jour) s'indigne, par exemple, que « le coût de la matière première alimentaire ne représente en moyenne que 30 % à 40 % du coût réel d'un menu, il devrait au moins atteindre 50 % ». « Qu'est-ce que vous pouvez bien acheter comme bons produits avec 1,10 € pour élaborer un menu équilibré et complet », interroge-t-il ?
Et pour inciter restaurants scolaires et particuliers à consommer ces « bons produits », l'UFC propose d'instaurer « une TVA sociétale alimentaire ». Avec un taux réduit à 2,1 % pour les fruits et légumes. À l'inverse, l'association suggère que « le taux de TVA de 19,6 % soit appliqué aux produits riches en matières grasses, sucre ou sel ».
1. Résultats détaillés sur le site de l'UFC Que Choisir :
www.quechoisir.org