I nstitutions . Règlements de comptes au PS
Rien ne va plus
au PS depuis hier
et le vote positif
de Jack Lang
à la réforme constitutionnelle. L'unanimité a continué de voler en éclats avec
les reproches
de députés socialistes sur l'anti-sarkozysme
« pavlovien » au sein du PS.
Jack Lang, député du Pas-de-Calais « n'a plus sa place dans notre famille », a lâché hier Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, après l'adoption la veille de la réforme de la Constitution par le Congrès, à la majorité des trois cinquième plus une voix.
« Socialiste je suis, socialiste je resterai »
En acceptant l'an dernier de participer, sans l'aval du PS, au Comité Balladur sur la réforme des institutions, l'ancien ministre avait déjà démissionné en juillet 2007 des instances dirigeantes du PS. Et lorsque Le Parisien-Aujourd'hui en France demande à François Hollande, si le parti envisageait d'exclure l'ancien ministre de la Culture, le Premier secrétaire du PS estime que c'est à Jack Lang « de tirer toutes les conclusions de ce qu'il vient de faire ».
L'intéressé, néanmoins, paraissait peu enclin, hier, à quitter le PS. « Socialiste je suis, socialiste je resterai et il n'appartient à aucune instance, surtout d'un parti aujourd'hui en crise, de me retirer quelque étiquette que ce soit » , a -t-il lancé . « Que certains balaient devant leur porte, la liste est longue de ceux qui dans des circonstances infiniment plus importantes n'ont pas respecté la ligne du Parti socialiste » , a-t-il dit dans une allusion aux partisans du « non » au référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005.
Du rififi chez le PS
Jack Lang n'est toutefois pas aussi isolé qu'il n'y paraît au sein du PS qui fait face à d'autres voix dissonantes. Dans une tribune publiée dans Le Monde daté d'aujourd'hui, quatre députés socialistes - Christophe Caresche (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), Gaëtan Gorce (Nièvre) et Manuel Valls (Essonne) - dénoncent, en effet, « une incapacité » du PS « à s'abstraire d'une forme d'anti-sarkozysme pavlovien ».
Les quatre hommes prêts à donner une chance à la réforme s'étaient finalement ravisés en votant contre le projet de loi constitutionnelle lundi. Pourtant « s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République » constitue pour eux « une ligne de conduite dangereuse » qui « fait le jeu de celui qu'elle prétend combattre ».