Grève des enseignants . La « veillée d'armes »
Les enseignants de la maternelle à l'université, du public et du privé, sont appelés demain à faire grève . Les syndicats estiment que le mouvement sera « massif », notamment dans les écoles primaires. La quasi-totalité des syndicats enseignants du primaire (public et privé) et du secondaire (de la CGT au Snalc), ainsi que le Snesup (premier dans l'enseignement supérieur) appellent à la grève et à manifester demain .
A l'heure où des milliards d'euros ont été mobilisés pour soutenir les banques, ils déplorent le manque de moyens pour l'éducation et les suppressions de postes d'enseignants (8.500 en 2007, 11.200 en 2008, 13.500 en 2009) , notamment ceux des maîtres spécialisés (Rased).
Manifestations
dans tout le territoire
Ces mesures se traduisent selon eux par une dégradation des conditions de travail et annoncent un « recours massif à la précarité » , en l'absence de revalorisation générale des enseignants.
A cela s'ajoutent, à leurs yeux, le manque de dialogue social du ministre et son « mépris » . « Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions administratives quotidiennes » , déclare le syndicat SE-Unsa.
Des manifestations sont prévues à Paris et en région. Lycéens de l'UNL et étudiants de l'Unef appelent aussi à la mobilisation.
Depuis la rentrée, Xavier Darcos assure que les diminutions de postes ont pu être gérées « sans pénaliser le système éducatif » , que les grèves et manifestations se répètent chaque année et sont loin de représenter l'ensemble du corps enseignant.
Néanmoins, selon un sondage Ifop, 69 % des personnes interrogées avaient jugé « justifiée » la manifestation du 19 octobre contre les suppressions de postes.