Etudiants. Les aides révisées en profondeur
La disparition, cet été, d'une aide au logement a placé certains étudiants dans l'embarras. Le gouvernement annonce en contrepartie
une réforme des aides sociales étudiantes. Détail des mesures.Cet été, des étudiants ont dû crier « Aline » pour qu'elle revienne ! « Aline », comme aide à l'installation étudiante. Elle était versée depuis la rentrée universitaire 2006-2007 aux étudiants boursiers qui entraient dans un nouveau logement et percevaient pour la première fois une aide au logement. Son montant : 300 euros.
Une aide supprimée
Cet été donc, un message s'est affiché sur le site internet de la caisse des allocations familiales (www.caf.fr) : « L'Aline est supprimée à partir du 1 er juillet ». Renseignement pris auprès de la caisse nationale des allocations familiales, le dispositif a mobilisé 27 millions d'euros en 2007-2008 (après 19,3 millions d'euros l'année précédente). Il a donc épaulé 90.000 étudiants en France.
Revalorisation
des bourses
Qu'est devenue cette manne ? Selon le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, elle doit contribuer, dès la rentrée, « à une réforme plus vaste des aides sociales étudiantes ». Le chargé des relations presse de la ministre Valérie Pécresse évoque d'abord « une revalorisation de 2,5 %, de toutes les bourses sur critères sociaux ».
Olivier Costes décrit, par ailleurs, « un élargissement du système des bourses, qui intégrera 10 % de boursiers en plus, soit 50.000 étudiants ». Le seuil d'accès progressant de 3,2 %, le système devrait profiter aux étudiants issus de familles dont le niveau de revenu cumulé est inférieur à 21.000 euros par an. Le seuil plafonnait à 19.000 euros.
Le ministère crée aussi un 6 e échelon (4.019 €) au système de bourses. « Ça permet d'augmenter de près de 200 euros par an le soutien aux 100.000 étudiants dont les familles les plus défavorisées gagnent moins de 7.000 euros par an », assure-t-on au ministère.
Reconnaissance
au mérite
Cette réforme des aides sociales étudiantes comporte d'autres volets. Parmi lesquels, l'attribution « d'une reconnaissance au mérite de 1.800 euros sur neuf mois ». Elle reviendrait par exemple aux « bacheliers mention très bien éligibles aux bourses » ou « aux meilleurs étudiants de licence ».
Dans un autre registre, le ministère annonce « la création d'un fonds national d'aide d'urgence ». Doté de 45 millions d'euros, il devrait soutenir les étudiants qui vivent « des situations exceptionnelles » : perte d'emploi ou décès des parents, reprise d'études, etc.
Quant à la prestation compensatoire au handicap (d'un montant moyen de 1.300 euros par mois), elle devrait désormais assister « les étudiants handicapés de moins de 21 ans ». Cette aide personnalisée est calculée par les maisons départementales du handicap.