Education. Forte mobilisation dans la capitale
20.000 personnes venues de toute la France, selon la préfecture de police, 45.000 selon la FSU, fédération majoritaire dans l'éducation, ont défilé, hier, à Paris pour protester contre les dizaines de milliers de suppressions de postes et la politique éducative du gouvernement.
Le PS prêt à saisir
le Conseil constitutionnel
En tête du cortège, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, s'est félicité d'une « mobilisation forte ». « La manière dont le Président a pris les choses a exacerbé la mobilisation », a-t-il ajouté, faisant référence à l'annonce d'un projet de loi, par Nicolas Sarkozy, instaurant un « droit à l'accueil des enfants » dans les écoles primaires, les jours de grève. De son côté, l e premier secrétaire du PS , François Hollande , a même été plus loin, hier, indiquant que son parti saisira le Conseil constitutionnel si le projet est voté au Parlement.
Darcos inflexible
En réponse à la manifestation, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a exclu, hier soir sur Europe 1, tout retrait des projets de réforme du gouvernement. « Quelle que soit la dimension des manifestations et leur aspect rituel d'ailleurs (...) jamais elles ne l'emporteront sur la légitimité démocratique de ce gouvernement qui a reçu mandat de réformer », a-t-il dit. Les syndicats recevront aujourd'hui, a-t-il ajouté, une lettre les invitant à discuter des réformes.
Une autre journée d'action est prévue le 24 mai, à l'appel de 19 organisations dont la FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, les parents d'élèves de la FCPE, l'UNL, l'Unef.