Ecole. Le retour des quatre jours et demi ?
La semaine dernière, Xavier Darcos a annoncé la suppression du samedi matin, avec deux heures de cours en moins, pour tous les écoliers, à la rentrée 2008. Le ministre de l'Education nationale laisserait la possibilité aux communes qui souhaitent organiser l'enseignement scolaire sur quatre jours et demi d'utiliser le mercredi matin.
Interrogé par le sénateur radical Gérard Delfau (RDSE, Hérault) sur ce que devenait le mercredi matin travaillé dans certaines écoles, après l'annonce la semaine dernière de la suppression du samedi matin, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a répondu : « Si des communes souhaitent organiser les heures scolaires sur quatre jours et demi, si elles conservent le mercredi matin, je n'y vois aucun inconvénient ». Il a précisé qu'il s'agirait alors de répartir le temps scolaire de 24 heures hebdomadaires prévues à partir de la rentrée 2008 (contre 26 aujourd'hui) sur quatre jours et demi. Aujourd'hui 12,7 % des élèves ont classe le mercredi matin.
Un dispositif souple
« Il n'y a pas de pression du gouvernement pour que la semaine de quatre jours soit obligatoire partout », a encore ajouté Xavier Darcos. Il faut que selon les « usages, les habitudes des communes, des écoles, de la communauté, des familles », on « puisse organiser de manière souple le dispositif ». Pour autant, le ministre reste favorable a une répartition du temps sur quatre jours : lundi, mardi, jeudi et vendredi.
Sur la question des transports scolaires, le ministre s'est dit favorable à « une uniformisation des horaires scolaires de sorte que tout le monde sorte au même moment et qu'il n'y ait qu'une seule tournée ».
Des programmes simplifiés
Par ailleurs, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a annoncé qu'il présentera à la fin du mois, après « concertation » avec les syndicats, des « objectifs de simplification » des programmes en primaire, resserrés autour de l'enseignement des disciplines fondamentales.
Le ministre souhaite des programmes qui puissent « être utilisés facilement par les enseignants, compris par les parents et qui devront permettre à tous les élèves d'entrer au collège en sachant lire, écrire, compter ».
Le ministère n'était pas en mesure de dire à quelle date ces nouveaux programmes entreront en application.