Elmaleh. Ma doue béni Gad !
Jamel Debbouze avait essuyé les plâtres en 2006. Gad Elmaleh a remporté, hier, le pari, a priori fou, de l'humour en plein festival. Délirant et charmeur, il a fait chavirer la foule. Grand !
« Si Jamel l'a fait, je peux le faire à l'aise ». Deux ans après le passage un peu mitigé de son pote Debbouze sur la grande scène, Gad Elmaleh a relevé le défi. L'humour au coeur du festival : le challenge n'est pas fastoche. Du genre à prendre un bon gadin. « Je crois qu'il faut être complètement inconscient », lançait-il, une heure avant de monter sur scène. Sans doute, en effet.
Pour son seul show de l'été, le « Chouchou » de ces dames a sorti les armes lourdes : et que je te mettes de la caricature de chanteur R'n'B (« moi je stop sur mon flex, quand je stix ma vibes »), du GPS incontrôlable version française et marocaine, ou du premier slow, romantique et baveux à souhait... Et ce délire sur Bob l'éponge !
La foule dans la poche
Charrues oblige, Gad a aussi fait le musicien, rôle qu'il maîtrise pas mal du tout, du piano au chant oriental. Le bagad Elmaleh (pardon...) a fière allure. Les fans, convertis de longue date à son humour burlesque, ont eu leur dose. Beaucoup d'autres ont été séduits.
C'est que l'humoriste tenait à ce rendez-vous centre-breton. Au point d'interrompre le tournage de son premier film en tant que metteur en scène, « Coco », pour amuser Carhaix le temps d'une soirée. Oublié, le dernier passage en Bretagne, et ce pantalon qui craque en plein spectacle, du côté de Morlaix... Cette fois, rien n'a lâché. Surtout pas le public. A l'énergie, avec un sens de l'impro hors du commun, le p'tit gars de Casablanca a gardé la foule dans sa poche, bien cousue.
La prochaine fois qu'il croisera Jamel, il pourra le chambrer tranquillement.