Auto. Comment préparer son achat
Comment acheter le moins cher possible la voiture adaptée à son budget et à ses besoins ? Avant de se jeter à l'eau, voici les bonnes questions à se poser. Attention : le prix d'achat et la consommation ne sont pas les seuls éléments à prendre en considération.
Essence, diesel ou hybride ?
Le gazole a perdu de sa superbe par rapport à l'essence. Les écarts de prix entre les deux sont, désormais, très serrés. Par ailleurs, les moteurs à essence sont quasiment aussi économes que les diesels en ville. Et comme les performances des diesels se sont énormément accrues, leur longévité n'est plus supérieure. Sachant, de plus, que leur coût d'entretien est plus important (jusqu'à 30 %) que celui des moteurs à essence, en dessous de 40.000 km par an, le jeu n'en vaut souvent plus la chandelle. Quant à l'hybride, conscience écologique ne rime pas encore avec bon marché. Et cette motorisation risque de n'être que transitoire. Toutefois, elle bénéficie d'un crédit d'impôt de 2.000 euros.
Le prix d'achat doit-il être le seul critère ?
Entre les 13.000 euros d'une Logan 1.5 dCi break 85 ch et les 26.000 euros d'une BMW 118d, en passant par la gamme autour de 20.000 euros (Golf, 308, C4, Mégane...), la fourchette est large. Mais les écarts peuvent aussi être très importants selon les marques et modèles pour l'assurance (jusqu'à 40 % de différence, au détriment de BMW, Audi, Alfa Romeo, Honda, Hyundai, Kia...) ou les révisions (abordables pour la Golf, l'Opel Astra, la 308, la C4 ou la Volvo C30, mais chères pour les BMW, Audi ou la Mégane). Sans oublier pièces et accessoires : freins (90 à 170 euros pour une compacte), pneus (120 à 200 euros pièce), embrayage (de 40 à 600 euros), amortisseurs, pot catalytique... voire les essuie-glaces (de 28 euros pour la Logan à 112 euros pour la Hyundai i30).
Comment gagner sur les options ?
Un GPS, les vitres électriques ou une radio hypersophistiquée sont-ils vraiment indispensables ? De même que la climatisation, en Bretagne... En réduisant la liste des équipements ou en choisissant une version inférieure, on réduit la facture de plusieurs centaines d'euros.
Neuf ou occasion ?
Pour la tranquillité, le neuf. Cependant, les voitures sont aujourd'hui très fiables et durables ; l'occasion récente n'est pas à écarter. Le prix peut être attractif pour un véhicule de 12 à 18 mois, dont la décote est très rapide (20 %) et le kilométrage pas trop élevé. Les véhicules de collaborateurs sont une bonne piste. Mais, dans un contexte de rude concurrence, les constructeurs accordent des remises intéressantes sur les véhicules neufs. Sur ce point, il est sans doute plus facile de négocier le prix d'une voiture d'occasion avec un professionnel. Un bon plan pour les inconditionnels du neuf : les véhicules en fin de vie. Il y a de bonnes affaires du côté de l'ancienne Twingo.
Une occasion plus âgée ?
Pas à écarter pour les « petits » rouleurs. On peut notamment trouver son bonheur du côté des flottes de location, revendues chez les garagistes ou les discounteurs : autour des 100.000 km, mais des véhicules récents et bien entretenus, garantis six mois. Un tuyau : mieux vaux acheter une voiture de 120.000 km qu'une de 80.000 km ; la courroie de distribution (450 à 600 euros) aura été changée. Cela dit, il faut avoir à l'esprit que les frais d'entretien grimpent de 20 à 30 euros par mois en moyenne, à 45-60 euros après les 100.000 km et à 75-100 euros après les 180.000 km.
Achat ou location ?
On n'est pas propriétaire de son véhicule mais la location (avec ou sans option d'achat) est une solution à ne pas négliger : pas d'apport d'argent initial, on ne paye que l'utilisation de la voiture (entretien compris éventuellement ; intéressant pour les rouleurs moyens). À 150 euros par mois pour une Panda ou une Clio, soit le prix d'un crédit classique, cela mérite réflexion.