Recherche
Recevez gratuitement les newsletters
VENDEE GLOBE 2008
 
Accueil  > Archives
ARCHIVES Imprimer cet article
Pêche. Un salaire minimum garanti
L'accord sur un salaire minimum garanti à la pêche a été signé hier. Un accord qualifié d'« historique ». Mais le reste du plan Barnier a du mal à se mettre en musique. « C'est l'un des points d'avancée sociale le plus important de ces 20 dernières années ! », se félicite Pierre-Georges Dachicourt, président du Conseil national de pêches maritimes (CNPM). Les pêcheurs auront un salaire minimum, comme tout le monde ! Les syndicats ont signé hier à Paris les termes de l'accord qui a été rondement mené par la Direction des Affaires maritimes.
1.260 euros nets
C'est clair : la rémunération à la part, à laquelle les pêcheurs sont très attachés n'est pas remise en cause. L'accord prévoit, souligne le ministère que chaque marin pêcheur percevra mensuellement : « au minimum l'équivalent de 80 % de sa rémunération résultant du calcul de la part de pêche, ou, en cas d'insuffisance, un versement égal d'un montant minimal de 1.579,20 € bruts, soit 1260 euros nets ». Le nouveau « smic pêche » permet donc un lissage sur une base mensuelle et assure une « rémunération décente » aux professionnels de la pêche artisanale, souligne le ministère. « C'est une belle avancée », se réjouit de son côté Sylvie Roux, de la CFDT, qui considère « que c'est une base de négociation puisque les 1.260 € nets, sont calés sur la 4 e catégorie de la grille des salaires forfaitaires, un chiffre qui est donc appelé à être régulièrement réévalué ». Tout le monde parlait d'une seule voix pour se féliciter hier de cet accord qui est l'un des volets du plan Barnier. En revanche, pour le reste du plan, c'est la cacophonie. « On nous a annoncé un plan, 310 millions d'euros sur trois ans, ce n'est pas rien ! Et c'est aux intéressés de trouver le mode d'emploi ! » Résultat : « Tout le monde s'écharpe ! C'est grave ! », souligne un syndicaliste. « Nous avançons pièce par pièce », répondait hier Michel Barnier sur France Inter, ajoutant qu'il fallait « trouver des tuyaux eurocompatibles » pour mettre le plan en musique. Tout le monde joue sa partition et les couacs ne manquent pas. Le Guilvinec et le comité de crise ont imaginé leur coopérative. Dans le Nord, on concocte une Fondation pour une pêche durable, la Coopération maritime cogite sur son propre projet. Des Bigoudens appelleraient en direct l'Élysée. « Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche est shunté ! », déplore un professionnel.
Le sauve-qui-peut !
Tout le monde navigue à vue... En attendant, ils sont nombreux à s'engouffrer dans le plan de sortie de flotte. Plus de 200 demandes au départ ! L'enveloppe de 25 millions d'euros ne pouvant suffire, on a appris hier qu'elle serait abondée de 15 millions d'euros supplémentaires. C'est ce qu'on appelle le sauve-qui-peut



Les pêcheurs bénéficient désormais d'un salaire minimum tout en conservant leur rémunération à la part. . Photo Claude Prigent
Sources
Le Télégramme
22/02/2008
Rubrique: Internationale & nationale
LE JOURNAL EN PDF

 
 
Entreprises
 
Annonces
 
L
La question du jour
Nantes en Bretagne...
Pour
Contre
Sans opinion
Votre avis
 
Sites partenaires
 
 
 Le Télégramme.com
> Actualités
Monde
France
Economie
Voile
Dessin du jour
Vidéo
> Actualités locales 
Dossiers
Bretagne
Côtes d'armor
Finistère
Morbihan
JTWeb
> Vie pratique
Météo
Sorties
Cuisine
Télévision
Cinéma
Avis de décès
> Echanges
Vidéos
Blogs
Forums
Espace jeux
Question du jour
> Annonces
Emploi
Immobilier
Bateaux
Marchés publics
Voyages
> Kiosque
Abonnement
Archives
Unes anniversaire
Journal en PDF
> Pratique
Nous écrire
Offres papier
L'entreprise
Plan du site
© Le Télégramme 2007 Haut de page
Immobilier, annonces Immo-ouest : Finistère - Côtes d'Armor - Ille-et-Vilaine - Loire-Atlantique - Morbihan