Intermarché. Un nouveau nom et une image à reconquérir
Après les magasins Champion rebaptisés Carrefour, c'est Intermarché qui prépare un changement de nom de toutes ses enseignes. Objectif : améliorer l'image du groupe des Mousquetaires.
Les Mousquetaires ont un problème d'image. Eux-mêmes le reconnaissent. Alors, ils vont mettre 200 millions d'euros sur la table pour redonner un coup de jeune à leurs magasins et surtout pour changer le nom de leurs multiples enseignes, en premier lieu Intermarché, Ecomarché et Netto. En Bretagne, l'enjeu est encore plus lourd qu'ailleurs : les Mousquetaires représentent 23 % de la surface commerciale des hypers, supermarchés et hard-discount et même 32 % des seuls supermarchés.
Tous ces changements devraient intervenir dès 2009. Mais les nouveaux noms des enseignes alimentaires ne seront connus qu'en janvier. L'objectif d'Eric Mozas, président du groupement : une hausse de 23 % du chiffre d'affaires des trois enseignes alimentaires, pour passer de 24,4 milliards d'euros en 2007 à 30 milliards en 2011.
Un parc vieillissant
En 39 ans, le groupement , fondé en Bretagne par Jean-Pierre Le Roch, ex-bras droit d'Edouard Leclerc, s ' est progressivement étoffé, avec la création d ' Ecomarché et Netto, les enseignes de vêtements Vêti, de bricolage Bricomarché, de restauration Restaumarché et automobile Roady. Mais le parc a vieilli et offre un « déficit de modernité » , reconnaît François Gazuit, directeur général d ' Intermarché alimentaire.
Les Mousquetaires prévoient d ' accélérer la rénovation du parc Intermarché et Ecomarché, entamée en 2004 pour le premier et en 2006 pour le second. Ces magasins rénovés enregistrent déjà des hausses de chiffre d'affaires de 8 à 14 %.
Eviter l'échec de Vêti
Autres axes de développement : le lancement de nouveaux services dès la fin 2008, notamment des services à la personne ; le développement du drive (les clients commandent sur internet mais récupèrent leurs courses au magasin) ; le doublement du nombre de Netto grâce à la suppression de demande d'autorisation pour les surfaces de 300 à 1.000 m².
Pour se relancer, les Mousquetaires n'ont pas le droit à l'erreur. Ils devront tirer les leçons d'un échec : le changement de Vêtimarché, devenu Vêti en 2006. Le groupement envisageait d ' accroître les ventes de Vêti de 15 % dès 2006, mais elles ont au contraire reculé, de 2,6 %, puis de 3,3 % en 2007.