Futuroscope. Sept millions pour abriter les animaux du futur
Un dinosaure se balade sur un écran de 900 m². Dans un pavillon voisin, le spectateur équipé de lunettes spéciales pourrait presque toucher de la main ce requin en 3D. Lancé en 1987, le parc du Futuroscope dans la Vienne accueille aujourd'hui plus de 35 millions de visiteurs, ce qui en fait le deuxième parc de loisirs français. C'est aussi la plus grande concentration d'écrans géants de l'Europe, qui éclaire un site de 40 hectares.
Travail de scientifiques
Géré par une société d'économie mixte locale (SEML) dont le principal actionnaire est le département de la Vienne, le Futuroscope, qui emploie 400 personnes, doit sans cesse se renouveler pour atteindre son seuil de rentabilité fixé à 1,5 million de visiteurs par an. En 2007, le pari était réussi avec 1,6 million d'entrées. En 2006, il avait été raté d'un gros cheveu avec 1,4 million de curieux.
Depuis le 5 avril dernier, le Futuroscope a sorti la grosse artillerie pour attirer le public : une rencontre avec les animaux du futur. « Ces animaux sont le fruit d'un travail de scientifiques britanniques qui ont établi, à partir de données connues, des schémas d'évolution des espèces », souligne Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope.
10 % du chiffre d'affaires
Un pavillon a été spécialement construit pour abriter ces animaux du futur, que l'on peut voir avec des lunettes spéciales et quasiment toucher avec un capteur au creux de la main. Le Futuroscope a déboursé sept millions d'euros pour cette nouvelle expérience. « Depuis trois ou quatre ans, on remet à niveau les attractions. On investit 10 % de notre chiffre d'affaires pour renouveler 20 % des attractions et faire revenir 60 % des visiteurs », indique l'équipe du Futuroscope. Une équation qui semble réussir à ces pionniers de l'image et du multimédia.
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Tél. : 05.49.49.30.80
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