Entreprises vertes (3/5). Windcap maîtrise le vent
Face au Goulet de Brest, la société Windcap oscille entre les énergies éolienne et marine. La houle et le puissant noroît sont à ses pieds.
Issus de l'industrie pétrolière off-shore, ses deux dirigeants, Alain Larivain et Philippe Ferrand ont créé Windcap en 2006. « Sur les plate-formes pétrolières, j'ai toujours été impressionné par la puissance générée par la mer et le vent », raconte Alain Larivain, le président de la société. Windcap teste depuis juillet un prototype de tour éolienne d'un nouveau genre sur le site de l'ENIB à Brest. Parallèlement, l'entreprise poursuit ses études sur un autre prototype, marin celui-là, un flotteur coulissant autour d'un axe encastré au fond de la mer, qui se sert de l'énergie de la houle pour produire de l'électricité.
Empilement de diabolos
Ce n'est pas une sculpture contemporaine, mais une éolienne aux formes inhabituelles qui trône devant les bâtiments de l'école d'ingénieurs brestoise. Deux diabolos de trois mètres de diamètre, en matériaux composites, empilés l'un sur l'autre. En s'engouffrant dans les tunnels, le vent prend de la vitesse et fait tourner des petites hélices. « En fonction de la force du vent, ils peuvent produire jusqu'à 10 kw, précise Alain Larivain. Nous allons passer au modèle de six mètres de diamètre début 2009, si possible chez un industriel ». Les premières commercialisations pourraient intervenir à la fin de cette même année. A titre de comparaison, quatre tours de cinq étages de six mètres de diamètre correspondraient à une éolienne classique équipée de pâles de 30 à 35 m de diamètre.
Windcap vise ainsi le marché des zones industrielles ou commerciales, voire les collectivités, pour une production variant de de 100 à 500 Kw.
Recherche d'investisseurs
Côté énergie marine, le système houlomoteur en est au stade numérique, il fonctionne sur l'écran de l'ordinateur. Son développement est lié à l'arrivée de partenaires privés ou publics. « Il faut trouver entre un et deux millions d'euros pour réaliser un prototype, commente Alain Larivain. Nous sommes associés à une société de Hong-Kong et nous négocions avec d'autres sociétés étrangères, mais aucune française ».
L'ancien spécialiste de l'off-shore a déjà dessiné sur son ordinateur une plate-forme associant, en mer, les diabolos et le flotteur. C'est pour demain.
Windcap
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