Energie renouvelable. Victoire juridique des anti-éoliens
Le Conseil d'Etat vient de donner raison à l'association anti-éolien « Vent du Bocage ». Il a en effet annulé l'arrêté du 10 juillet 2006 fixant les tarifs avantageux de rachat de l'électricité éolienne. Une décision justifiée par l'absence de consultation du Conseil supérieur de l'énergie. A l'époque de la rédaction de l'arrêté, seul le Conseil supérieur de l'électricité et du gaz avait été entendu.
Selon « Vent du Bocage », cette décision du Conseil d'Etat devrait normalement entraîner l'arrêt des contrats de rachat d'électricité par EDF et la suspension du programme de construction des éoliennes.
Mais le ministère de l'Ecologie a assuré que les contrats d'obligation d'achat signés avec EDF sur le fondement de cet arrêté « ne seront pas remis en cause ». Les services du ministère travaillent d'ores et déjà à l'élaboration d'un nouvel arrêté, qui reprendra sur le fond les termes de l'arrêté. et qui permettra aux nouveaux projets éoliens de bénéficier des mêmes conditions tarifaires.
Une facture trop lourde
selon les « anti »
L'association « Vent du bocage » mais aussi la Fédération Environnement durable dénoncent le coût du développement de l'énergie éolienne en France. Selon la Fédération, qui milite contre l'implantation de nouveaux mâts, l' Etat français économiserait 2,5 milliards d ' euros par an en renonçant à ce programme éolien .
« L ' éolien industriel est un moyen de production de l ' électricité très faible du fait de son mauvais taux de charge » , estime la Fédération Environnement durable. Cette énergie « est condamnée à rester confidentielle quand bien même des investissements colossaux ainsi que le sacrifice du patrimoine culturel et naturel sont consentis . »