Défense. Manifestations à Brest, Rennes, Bordeaux...
Brest, Rennes, Bordeaux, Paris... les personnels civils et militaires n'ont pas manqué hier de rappeler leur opposition au plan de rigueur imposé par Sarkozy aux effectifs de la Défense.En réaction à la présentation de du Livre blanc, - définition de la politique de défense de la France pour les prochaines années - présentée mardi par Nicolas Sarkozy, un gros millier de personnels civils et militaires, brestois et lorientais, en grève, se sont unis, hier, à Brest. « Les orientations militaires choisies ne sont que l'application du traité de Maastricht : privilégier le nucléaire, le renseignement, le spatial. Les économies d'effectifs tiennent un rang à une hauteur que nous n'avons pas connue depuis 40 ans », dénonce Patrick Pliquet, de la CGT brestoise.
Prochaine étape
le 3 juillet
Et pas un mot pour les personnels civils - les services de soutien - particulièrement menacés. L'atelier des maîtres tailleurs et le Gesma (103 personnes) de Brest, le Gerbam de Gâvres - 80 personnes - dont l'activité serait transférée à Biscarosse et à Bourges -, l'école de formation technique de Lorient -15 personnes -, seraient externalisées ou rayées de la carte. « C'est une gestion purement comptable ». Combien de postes supprimés en Bretagne ? « On parle de 3.000. Mais nous n'avons aucune date, aucun chiffre précis », confirme Hubert Polard, délégué CFDT. « Attendons ». Prochaine étape : Hervé Morin, ministre de la Défense, dévoilera le 3 juillet prochain, son plan de révision générale des politiques publiques (RGPP) qui précisera les choses. « La loi de programmation militaire devrait affiner les chiffres au mois d'octobre, voire en novembre ».
500 manifestants
à Rennes
Dans le secteur de Rennes, des piquets de grève se sont formés hier matin à Bruz, Saint-Jacques de la Lande et au quartier Foch, dans le centre-ville de Rennes. Une opération-escargot a été menée sur la rocade rennaise. En début d'après-midi, près de 500 salariés se sont rassemblés devant les grilles de la préfecture.
A Paris, environ 750 personnes se sont réunies devant le ministère de la Défense. A Bordeaux, ils étaient environ 500, venus d'Aquitaine, de Poitou-Charentes et du Limousin, à défiler devant l'Ecole de santé navale de Bordeaux.
Karine Joncqueur
et Alexandre Charrier