Cadiou (Brest). Poids lourd de l'électricité industrielle
Sans tambour ni trompette, le groupe brestois Cadiou est devenu en Bretagne un poids lourd de l'électricité industrielle et tertiaire, tout en restant à capitaux familiaux.
Il arrive qu'une grenouille veuille devenir aussi grosse que le boeuf et éclate. Le groupe Cadiou, qui va fêter ses 60 ans, a procédé autrement. Il a fait au fil du temps des emplettes, acheté au départ en retraite d'un dirigeant, repris une entreprise connaissant des difficultés, s'est diversifié aussi. L'histoire a débuté en 1948. André Cadiou, après son apprentissage à l'arsenal de Brest, s'installe comme artisan bobinier à Landerneau avant de se lancer dans l'électricité.
En 1987, deux fils lui succèdent. Ils sont trois aujourd'hui à la tête du groupe : Claude, 52 ans, P-dg, Ronan, 50 ans et Arnaud, 39 ans, directeurs généraux.
Le dernier rachat, Arcem à Morlaix cette année, constitue une sorte de retour aux sources puisque créée par leur père en 1971.
10 sociétés
12 implantations
Le groupe compte dix sociétés et douze implantations en Bretagne. On le trouve entre autre à Carhaix (29), Plérin (22), Caudan (56) et depuis 2006 à Vern-sur-Seiche (35), création modeste répondant toutefois à une stratégie de croissance externe.
Le groupe n'est pas implanté en dehors de la Bretagne -une opportunité en Maine et Loire ne s'est pas faite-, ce qui ne l'empêche pas de suivre certains clients, comme Doux sur un abattoir en Allemagne il y a quelques années.
Des synergies
Le chiffre d'affaires est passé de 17 M€ en 2003 à 32 cette année avec un résultat net de 3,5 %. L'objectif est d'atteindre 46 M € en 2013. Pour y parvenir, Arnaud Cadiou évoque « une ou deux croissances externes et du développement interne ». Il estime que l'effectif dépassera alors les 400 pour 270 contrats à durée indéterminée aujourd'hui et 50 personnes en intérim.
Les frères Cadiou mettent en avant la politique de groupe développée, avec services communs et synergies. Une quarantaine de personnes, d'entités différentes, travaillent ainsi sur un chantier de 2,5 M€ pour Boscher Volailles à Mûr-de-Bretagne (22). Le groupe a su se positionner sur les ponts de levage et table sur le développement des contrats de services. Pas banal : il assure la maintenance d'une trentaine d'éoliennes.