En plus des éléments de survie économique et sociale (aides gasoil, salaire minimum...), des aides supplémentaires accordées à Ifremer pour la gestion de la ressource notamment, il sera également question de la sécurité des navires et des marins dans le plan pêche du gouvernement.
Des balises individuelles
« Nous développerons l’installation du système de positionnement automatique des navires sur les unités de plus de 15 mètres et entendons étendre les discussions pour les moins de 15 mètres. Nous ferons également avancer l’équipement de l’alarme de vigilance en passerelle pour les navires qui partent plus de 24 heures », a annoncé, hier, le ministre de la Pêche. Michel Barnier précise « que des efforts supplémentaires en direction de la formation vont être engagés, que tout sera entrepris pour encourager et démocratiser le port du vêtement à flottabilité intégrée ». Le port de la brassière auto-gonflable aussi fera l’objet d’une incitation répétée. Enfin, à la manière des usagers de la montagne, des balises individuelles de positionnement, portées par chaque marin, devraient améliorer les conditions de recherches et de secours en mer. Ce système de positionnement individuel sera rendu obligatoire pour tous les marins professionnels français.
Financées à 75 %
Mais comment financer ces nouveaux équipements dans une activité où les différents éléments de sécurité s’amoncellent d’année en année ? Le plan annoncé prévoit un financement de ces balises individuelles à hauteur de 75 %. Pas évident toutefois de demander aux artisans et aux plus petits armements de compléter un équipement de sécurité de plus en plus onéreux et complexe (aux nombreuses visites et vérifications de sécurité). Certes, la vie humaine n’a pas de prix mais ces décisions s’accordent mal dans un contexte des plus tendus sur le plan économique.
Hier dans les bureaux ouatés de la préfecture maritime, Michel Barnier a tenu à rendre un hommage particulier au métier de marin pêcheur. « Je tiens à dire combien nous partageons le deuil de la communauté des gens de mer, cette communauté courageuse, qui vit du métier le plus dur en France. Faut-il retenir qu’un marin pêcheur sur 1.000 meurt en mer, avec pas moins de 20 disparus par an en France. Avec 10 % d’accidents du travail, c’est dire le danger de ce métier. Cette communauté mérite le respect et la solidarité nationale. »