DE LA QUANTITÉ. Deuxième ligue française (derrière Paris - Ile-de-France Ouest) en nombre global de licenciés, la Bretagne est réellement une terre de handball. Où les féminines prennent une part prépondérante puisque la ligue bretonne est leader en France en terme de joueuses avec 8.502 licenciées la saison dernière (9.578 au total en comptant les licences dites événementielles, qui concernent par exemple les initiations à destination des scolaires).
L’OGRE FINISTÉRIEN. Avec 4.353 licenciées la saison passée, le Finistère, et principalement le nord du département, se taille la part du lion. Il y a même davantage de joueuses que de joueurs dans le Penn ar Bed ! « Culturellement, dans le Finistère, les garçons font du foot et les filles du hand », souligne le président de la Ligue de Bretagne, Philippe Bouthemy. « Alors qu’en Ille-et-Vilaine, par exemple, les filles vont davantage vers le basket ».
ARVOR 29, LA LOCOMOTIVE. Logiquement, c’est à Brest que se trouve le pôle espoirs féminin breton. Et c’est aussi dans le Nord-Finistère que l’on retrouve le club le plus huppé. Créé il y a trois ans et demi après une entente entre le Brest Penn ar Bed et Lesneven-Le Folgoët, le Handball Féminin (HBF) Arvor 29 a entamé sa troisième saison en Deuxième division. Il vient de se doter d’un centre de formation et deux des joueuses du club sont internationales juniors et espoirs.
LE PARADOXE BRETON. La quantité, oui. Le très haut niveau, non. C’est là le paradoxe du handball féminin breton qui, depuis 35 ans (l’AS Brestoise au début des années 70), n’a pas eu un club parmi l’élite. Ce n’est pas normal », admet Philippe Bouthemy, qui espère voir cette anomalie corrigée d’ici « deux à trois ans ». Président d’Arvor 29, Philippe Manach n’y serait pas contre : « Mais il faut d’abord qu’on se structure. Et puis, pour jouer en D1, la Ligue nationale impose d’avoir un budget minimum de 750.00 euros. Avec nos 250.000 euros, on n’en est pas là ». L’équilibre est même fragile pour un club finistérien encore loin d’être mature, que des soucis financiers ont bien failli contraindre à mettre la clé sous la porte en juin dernier.
DES POINTS NOIRS. Autre point guère reluisant : il n’y a « que » sept équipes bretonnes féminines en championnat national seniors, dont cinq en N3. « Je ne veux pas jouer les anciens combattants, mais la Bretagne mérite nettement mieux que ça », appuie Joël Caraty, entraîneur à Plouagat (22), qui en remet une couche : « Nos jeunes ne travaillent pas assez. Ils sont trop gâtés. Et puis, il n’y a pas assez d’efforts au niveau de l’encadrement pour les former. Quand on veut faire du haut niveau, il faut être intransigeant. »
A Saint-Brieuc, salle Steredenn (poule du premier tour).
Dimanche 2 décembre Brésil - Australie (15 h); Russie - Macédoine (17 h).
Lundi 3 décembre Australie - Russie (18 h 30); Macédoine - Brésil (20 h 30).
Mardi 4 décembre Macédoine - Australie (18 h 30); Russie - Brésil (20 h 30).
Billets restants. Dimanche : 200 places debout (20 euros), six places prestige (80 euros). Lundi : 200 places debout, 59 places privilège (50 euros) et 36 place prestige. Mardi : 200 places debout, 13 places privilège, 36 places prestige. Renseignements : 02.96.62.17.17.
Equipe de France (poule du premier tour à Pau). Dimanche 2 décembre : France - Argentine (19 h). Lundi 3 décembre : France - Kazakhstan (20 h 30). Mardi 4 décembre : France - Croatie (20 h 30).
Ronan Tanguy. 28/11/2007.