600.000. Tel est, en euros, le budget prévisionnel global de ce Mondial féminin à Saint-Brieuc. Les organisateurs y incluent tous les travaux de modernisation de la salle Steredenn effectués par la ville briochine. Dissocié du budget de la Ligue de Bretagne, il promet d’être « certainement équilibré »,
dixit Alain Herzog, le directeur-adjoint de la cellule opérationnelle et par ailleurs président du Guingamp HB. « L’objectif n’était pas de gagner de l’argent, mais de privilégier l’accueil du public et des bénévoles tout en maîtrisant nos finances. »
72.000. Autre chiffre éloquent, les 72.000 € d’investissements matériels consentis par la ville de Saint-Brieuc. Des investissements que la municipalité a voulus pérennes afin de valoriser son équipement, principalement dédié au volley, à la gymnastique, au basket et aux scolaires : panneaux d’affichages multifonctions, sono (enfin) améliorée, nouveaux buts de hand, tables de massage, WiFi tout autour de la salle... Un réel effort auquel il convient également d’ajouter les 30.000 € de subvention proprement dite.
2. Il y a tout juste deux ans, la Ligue de Bretagne déposait son dossier de candidature auprès de la Fédération française. « C’était le 15 décembre 2005 », se souvient la Vannetaise Sylvie Le Vigouroux, vice-présidente de la Ligue et chargée du protocole durant ce Mondial. La réponse (positive) tombait en août 2006. « Une vraie récompense pour nos 20.000 licenciés (19.535 lors du dernier pointage) et ses 40 % de femmes, sourit l’intéressée. C’est vrai que notre Ligue souffre d’un manque de haut niveau mais elle est la deuxième plus grosse de France derrière Paris Ile-de-France Ouest (« Pifo », pour les intimes). »
2.400. Plus petite des onze salles retenues pour ce Mondial, l’enceinte briochine pourra accueillir un peu plus de 2.400 spectateurs lors de chacune de ces trois journées « handballantes ». « Certaines personnes étaient sceptiques sur notre capacité à remplir la salle, se souvient Sylvie Le Vigouroux. Lors de la première vague de ventes de billets qui concernait 40 % du volume total et s’adressait aux structures fédérales (clubs, comités, ligue), on a pourtant été le premier site à tout vendre. En trois semaines, tout était parti ! ».
207. Ils seront très exactement 207 bénévoles à s’assurer du bon déroulement de la compétition. « On aimerait qu’une partie d’entre eux, si ce n’est pas déjà le cas, intègre ensuite nos clubs. L’enjeu, pour peu que la France se qualifie pour la phase finale à Paris-Bercy et que le spectacle proposé à Saint-Brieuc marque les esprits, sera aussi de gérer l’afflux de nouveaux licenciés. On veut que l’image qui ressorte de notre organisation soit la meilleure possible et véhicule les valeurs auxquelles nous tenons », insiste Alain Herzog.