Point de départ de l'enquête, un constat très encourageant pour tous ceux qui militent en faveur de cette cause : les Français affichent dans leur très grande majorité (9 sur 10) une position favorable au don d'organes, dès lors qu'ils ont eu connaissance de cette possibilité. D'où l'importance de l'information
que France-Adot a mise au centre de son action.
La carte libère la discussion
Nouvel enseignement important : les porteurs de carte sont 62 % à répondre qu'il est indispensable de parler du don à ses proches. 95 % de ceux qui ne l'ont pas encore fait assurent qu'ils le feront. 71 % des porteurs de carte sont au courant de la position de leur conjoint contre 51 % pour ceux qui n'ont pas de carte. « On ne prend pas une carte pour ouvrir la discussion avec les proches mais, dès lors que l'on a pris une carte, cela libère la parole avec eux », observe Jacques Mallet, le directeur du CerPhi (Centre d'études et de recherche sur la philanthropie). Le port de la carte ou le simple fait d'avoir formalisé sa position sur un papier libre change donc radicalement le comportement par rapport aux autres. « Les porteurs de carte sont de véritables ambassadeurs du don d'organes », se félicite Hervé Le Serre, le secrétaire général de France-Adot.
La carte Vitale pour faciliter le choix
Un constat qui conforte l'association dans sa volonté d'obtenir des pouvoirs publics que l'actuel registre des refus - le seul existant - soit transformé en un registre général où l'on puisse faire connaître soit son refus, soit son accord. Pour France-Adot, cette solution permettrait probablement de faire baisser le nombre de refus (30 %) qui ne correspond pas à cette position favorable qu'a, sur cette question, la très grande majorité des Français. Des refus qui sont essentiellement liés au fait que la famille, dans l'ignorance de la position du défunt, préfère ne pas donner son accord au prélèvement. La moitié des personnes interrogées considère même qu'il serait utile que ce choix puisse apparaître sur la carte vitale. C'est aussi une revendication de France-Adot. Pour Hervé le Serre, « on serait ainsi certain que la volonté des gens serait prise en compte ».
* Cette enquête en ligne sur internet a été réalisée du 20 avril au 24 juin 2007. Elle a permis d'interroger 11.364 personnes. La représentativité de l'échantillon est assurée par la méthode des quotas.