L'échelle peut être importante : le site d'Horns Rev, sur la côte ouest du Danemark, représente 80 éoliennes de 2 MW, ce qui correspond à une puissance d?alimentation pour 250.000 habitants environ. Technologiquement, l'éolienne offshore elle-même est montée en puissance : de 450 kW à ses débuts, elle peut atteindre actuellement 3,
6 MW, et des puissances de 4 et 5 sont en tests. L'intérêt de l'éolien en mer ? « Le vent est plus fort et plus régulier », explique Michel Paillard, d'Ifremer . La possibilité en mer du Nord d'aller assez loin des côtes sur des fonds de moins de 20 mètres et d'installer les parcs sur des sédiments facilite les choses, à côté d'une culture nordique qui a intégré le souci des énergies renouvelables.
11 projets en France
En France, c'est en 2002 que le gouvernement a impulsé une réflexion. Le pays doit aussi respecter une directive européenne, et passer, avant 2015, d'une production d'énergies renouvelables de 15 à 21 %. Un appel d'offres a été lancé en février dernier pour une puissance globale de 500 MW en mer d'ici 2007. Les résultats sont en cours d'examen mais onze dossiers ont été remis, pour la mer du Nord, la Manche, l'Atlantique et même la Méditerranée. De grands groupes sont derrière (Shell, Total, une filiale d'EDF notamment). Le choix de la localisation aurait été aussi dicté, pour partie, par la nécessité économique de pouvoir se connecter à un endroit intéressant sur le réseau final de distribution.
La Bretagne n'est pas citée dans ces projets. Michel Paillard avance cette hypothèse : « Il y a très peu de sites de faible profondeur, et la plupart des zones sont rocheuses ».
Les courants...
Les courants marins constituent une autre possibilité de générer de l'énergie. « On est sorti des labos », commente Michel Paillard, pour dire qu'il y a déjà plusieurs prototypes d'hydroliennes à l'eau, certains pays étant plus avancés que d'autres (EDF envisage une installation en démonstration, soit en Bretagne, soit en Nord Cotentin, dans les années à venir). La France, avec de forts marnages, est potentiellement bien dotée en ce type d'énergie.
... et les vagues
Et les vagues ? Les systèmes installés doivent résister aux tempêtes. « Beaucoup ont été essayés mais il y a eu beaucoup d'échecs », résume Michel Paillard. Pour autant, des systèmes sont testés (l'un, de 500 kW, est opérationnel en Ecosse) et des projets, utilisant divers supports, existent.
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