Revenus. Les riches en recul
La Bretagne compte peu de riches, et peu de pauvres. Elle est, avec le Limousin, la région la moins inégalitaire de France. 284.000 Bretons vivent en-dessous du seuil de pauvreté (*). Ils représentent 9,6 % de la population régionale alors qu’ils sont 11,7 % en moyenne française. Cette particularité s’explique par la faible taux de chômage dans la région. En revanche, les Bretons qui gagnent le mieux leur vie sont nettement en retrait par rapport à la moyenne nationale : les 10 % le mieux rémunérés commencent à 28.352 € annuels en France, mais à 26.122 € en Bretagne. Au bout du compte, l’écart de rémunération entre riches et pauvres est particulièrement resserré : les 10 % les plus aisés gagnent 2,7 fois plus que les 10 % les moins bien payés, alors que l’écart national est de 3,1. C’est en Bretagne qu’il y a le moins d’enfants pauvres (11,3 % des moins de 18 ans contre 16,4 % en France) tandis que les personnes âgées ont plus de difficultés qu’ailleurs (10,2 % de pauvres contre 7,8 % en France). La pauvreté est également plus fréquente dans l’espace rural breton (11,3 %) que dans les villes (8,6 %). * Le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du revenu médian, soit 788 € par mois et par unité de consommation.
La dernière vague.
La cinquième et dernière enquête annuelle du recensement va démarrer demain. 1.200 agents recenseurs vont opérer dans 248 communes bretonnes de moins de 10.000 habitants (recensement intégral) et dans les 31 villes de plus de 10.000 (recensement sur 8 % des habitants). À la fin de l’année, l’Insee pourra établir la population légale de toutes les communes. Ces nouvelles populations seront officielles au 1 er janvier prochain.
76 habitants !
Quelle sera la plus petite commune de Bretagne ? Aujourd’hui, c’est Bléruais (35) avec 76 âmes, à quatre habitants derrière Loc-Envel, dans les Côtes-d’Armor. Mais une autre lilliputienne costarmoricaine, Plessix-Balisson, pourrait bien décrocher le record : sa population était de 83 en 1999 et pourrait bien avoir baissé depuis. Réponse fin 2008.
Records.
Parmi les petites villes, la plus forte progression a été enregistrée à Janzé, à 25 km au sud de Rennes (+ 316 habitants par an, à 7.600). Saint-Jacques-de-La-Lande (+ 294) devrait franchir le cap des 10.000 d’ici deux ans. Dans le Morbihan, Saint-Avé détient le record (+ 226 par an, 10.000), suivi par Theix (+ 223, 6.400) et Brech, près d’Auray (+ 207 par an, 6.000). Les baisses les plus importantes concernent les Côtes-d’Armor, avec - 67 par an à Léhon (2.770) et - 60 à Plouguernével (1.860).
naissances.
La Bretagne est de plus en plus attractive et de moins en moins prolifique : sur les 25.000 nouveaux habitants annuels enregistrés depuis sept ans, plus des deux tiers sont le fruit du solde migratoire. Seul le département d’Ille-et-Vilaine continue à produire des bébés à tour de bras. Cinq pays ont un solde naturel négatif : Centre-Ouest Bretagne, Trégor-Goëlo, Morlaix, Cornouaille et Dinan.
Le 16/01/2008
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