Crozon. Tout le monde rêve
S’ils avaient pu le rédiger à l’avance, les organisateurs du Bout du Monde n’auraient pas écrit meilleur scénario. Totale, absolue, la 9 e édition du festival crozonnais est passée comme un délicieux vertige. L’empreinte de Bashung, indélébile.
letelegramme.com//photos/videos/1421993_famille.jpg>&letitre=DIMANCHE 10 AOUT 2008&file=http://armcast.vo-productions.fr/letelegramme/jtweb080810.flv&autoStart=false&duree=478&total=29833076'> www.letelegramme.com
De tous les artistes qui se sont produits sur les trois scènes de la grande prairie de Landaoudec, Alain Bashung était probablement le plus attendu. Un passage en forme de point d’exclamation pour une édition où tout aura vraiment marché comme sur des roulettes. Car si « Madame » a rêvé, comme le chante le crooner, Monsieur n’a pas été en reste. À l’indéniable sentiment de plénitude qui transpirait de la plaine, Jacques Guérin, big boss de la prairie, préférait parler de « mission accomplie ». Avant d’accoler une dimension « magique » à l’événement. Personne n’osera le contredire. Car, en ces temps de tri sélectif, difficile de trouver quelque chose à jeter de cette 9 e édition. Le Bout du Monde ? Une entreprise qui ne connaît pas la crise. Indiscutablement. Keziah, tous poils dehors Hier, Keziah Jones, tous poils dehors, a osé. Comme Joséphine. Pari gagné. Quelques heures après que les Soldat Louis
ont consommé leur rhum et leurs femmes, là où d’autres trépignaient d’impatience, fumant « pour oublier que tu bois ». Apéritif dominical totalement adapté à la situation. De tout son saoul, le Bout de Monde baignait dans l’allégresse. Asa pouvait alors inonder la prairie de sa voix soul, nul ne boudait son plaisir d’être là. Ni « Martine », ni personne. « Voyez-vous ces êtres vivants ? » Mais ce qui restera de cette dernière journée est l’impatience liée à l’arrivée sur scène du monstre Bashung, point d’orgue d’une édition pléthorique. Rares sont les artistes qui auront été aussi désirés, attendus. Casquette noire, verres fumés et tabouret, frêle et sobre, l’artiste s’est avancé. « Bonsoir ». Premier morceau, pas gai. « Chacun vaque à son destin. Dans le soleil ou dans la nuit. Voyez-vous ces êtres vivants ? ». Le ton était donné, toute la prairie pouvait se dresser comme les poils sur les bras. Frissons.
Le 11/08/08
|
 |
Sobre et frêle, Alain, l’artiste, s’est avancé : « Bonsoir ». Merci Monsieur.
|