L’implosion a été préparée par l’entreprise américaine Controled demolition incorporated (CDI) de Phoenix (Maryland), spécialisée dans ce type de démolition. Le déclenchement des explosifs a duré huit secondes et cinq secondes plus tard, les 20.000 tonnes de béton et d ’ acier restantes de l’immeuble se sont effondrées, 10.
000 tonnes de la structure ayant déjà été ôtées pour affaiblir l’ immeuble et faciliter sa destruction. En un peu plus de 13 secondes le Tripode, situé sur l’île de Nantes, a disparu du paysage nantais dans un nuage de fumée devant des milliers de curieux répartis autour d’un périmètre de sécurité de 150 m.
70 m de haut.
Le bâtiment, achevé en 1972, comprenait 18 niveaux et mesurait 70 m de haut. Il a abrité pendant vingt ans près de 1.000 agents des services de l’Etat avant que l’ empoussièrement par fibre d’amiante ne l’oblige à fermer l’immeuble. Près de 400 personnes, parmi lesquelles d’anciens fonctionnaires de l ’ Insee, du Trésor public et du ministère des Affaires étrangères qui ont travaillé au sein de l’ immeuble, étaient présentes hier, pour assister à l ’ implosion.
Les fonctionnaires ont réclamé à l’occasion de ce rassemblement que leur exposition à l’amiante soit reconnue, soutenus par l’Association départementale de défense des victimes de l’amiante (Addeva). « Le problème est devant nous » « Le problème de l’amiante est devant nous », a souligné pour sa part Jean-Marc Ayrault, maire (PS) de Nantes et président de Nantes Métropole, qui s’est battu aux côtés des fonctionnaires pour qu’ils soient relogés et qui continue à soutenir leur demande de reconnaissance comme victimes de l ’ amiante. Plus de 7 M euros. Le Tripode, propriété de l ’ Eta t qui n’a pas trouvé preneur pour ce bâtiment pollué par l’amiante, avait été racheté par la communauté d’agglomération Nantes Métropole pour un franc symbolique afin de le détruire pour valoriser son assise foncière de 28.000 m² dans le cadre d ’un projet urbain de redynamisation. Le coût total de l’opération s’élève à 7.077.000 euros, financés par Nantes Métropole et le Feder (40 %).
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