Fibre naturelle, l’amiante a été utilisée dans de nombreux matériaux et produits en raison de ses propriétés d’isolation acoustique, thermique, et de résistance à la chaleur. Cependant, ses effets sur la santé ont conduit à un contrôle et à une limitation progressive de son usage, et à des dispositions de protection des personnes exposées. Au 1er janvier 1997, l'usage de l’amiante a été interdit en France. On estime à 100.000 le nombre de victimes de l’amiante à l’horizon 2020.
Malgré la fréquence élevée des cancers professionnels, ils sont rarement reconnus comme tels. Selon le ministère du Travail, entre 4,4 % et 8,7 % des cancers d'origine professionnelle sont indemnisés par les organismes de protection sociale.
Trop souvent, le médecin traitant ignore ou ne pense pas à une origine professionnelle face au cancer de son patient. De leur côté, les patients ne savent pas qu'ils étaient en contact avec des produits à risque, ne s'en souviennent plus, ou méconnaissent leurs droits dans ce domaine.
Seulement 1 % des cancers de la vessie d'origine professionnelle, par exemple, sont indemnisés au titre des maladies professionnelles !
Aujourd'hui, il est donc important que l'ensemble des médecins (et en particulier les médecins traitants), comme le grand public soient mieux informés sur les cancers d'origine professionnelle. Au final, la reconnaissance du caractère professionnel d'une maladie permet d'obtenir des indemnisations.
Pour être reconnue d’origine professionnelle, la maladie doit figurer dans un des tableaux de maladies professionnelles fixés par décret. Ces tableaux ne sont pas figés, mais évoluent au fur et à mesure que de nouveaux risques sont identifiés. Pour les salariés relevant du régime général de la Sécurité sociale, il existe aujourd’hui plus de 100 tableaux annexés au code de la Sécurité sociale. Pour les salariés relevant du régime agricole, il existe près de 60 tableaux.
Toutes ces données peuvent être consultées auprès de l’Institut National de Recherche sur la Sécurité (INRS) – sur son site Internet : www.inrs.fr, ou auprès de l’assurance maladie – sur Minitel : 3615 LA SECU.
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La première démarche doit être effectuée par le médecin traitant qui établit un certificat médical initial indiquant les liens entre le cancer et le travail.
De son côté, le patient déclare son affection au moyen d'un imprimé spécifique auprès de sa Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) ou de sa caisse de Mutualité Sociale Agricole (MSA). La personne dispose de deux ans maximum, à compter de la date du certificat médical faisant état du lien entre maladie et travail, pour déclarer sa maladie à sa caisse.
Pour plus de renseignements, on peut s'adresser à la caisse de Sécurité sociale dont on dépend. La CPAM met à la disposition de ses assurés une petite plaquette : “Vous avez contracté une maladie professionnelle – quels sont vos droits ?”. Autres organismes qui peuvent aider des patients dans leurs démarches, et les informer sur leurs droits : la Fédération Nationale des Accidentés du Travail et des Handicapés (FNATH), et l'Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante (ANDEVA).