Une récente étude de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) montre qu’un Français sur deux n’a pas encore pris l’avion. L’aéroport de Brest-Bretagne a donc lui aussi encore de la clientèle à séduire. Les chiffres sont encourageants avec un trafic qui devrait atteindre 870.000 passagers environ en 2007, contre 817.
456 en 2006. L’aérogare actuelle, prévue pour 800.000, est saturée. La CCI de Brest a lancé un appel d’offres européen pour une utilisation future liée aux capacités aéroportuaires. Mais pour l’heure, rien n’est tranché.
Pour 1,4 million de passagers
La nouvelle aérogare est dimensionnée, elle, pour un trafic d’1,4 million de passagers, capacité qui peut être portée à 1,8 million. Les études effectuées dans le cadre du projet tablent sur un trafic d’1,2 million à l’horizon 2015. La nouvelle zone terminale, qui inclut l’aérogare, correspond à un investissement important, de 52,8 M€ (HT) pour 46,3 M€ dans la mouture initiale, un dépassement dû à certains aléas et modifications. Aujourd’hui, Air France représente à elle seule 75 % du trafic de l’aéroport, une position prépondérante. La clientèle loisirs et familles est majoritaire à Brest-Bretagne. Moins de 40 % du trafic total correspond à des voyages d’affaires, un pourcentage qui est plus fort sur certains aéroports.
Développer les destinations
Le projet est, bien sûr, d’augmenter le nombre des destinations. L’expérience montre que cela ne se décrète pas, les compagnies ne continuant que si les coefficients de remplissage des avions sont suffisants. La greffe du low-cost a pris avec l’Angleterre et l’objectif nº1 de la CCI, dans ce domaine, est d’obtenir une desserte avec l’Irlande. Pour les charters, le développement passe, pour partie, par le renouvellement de l’offre. À l’intérieur de l’Hexagone, Paris, Lyon, Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice, Toulon sont desservis à des rythmes divers. Cela correspond au maillage maximum qu’a pu connaître l’aéroport à certains moments durant les vingt dernières années.
Concurrence
L’aéroport de Brest-Bretagne souffrira-t-il de la naissance fin 2012 de celui de Notre-Dame-des-Landes ? On ne croit pas, à la CCI, à une aspiration. L’aéroport laissera-t-il des plumes à un TGV réclamé à la pointe de Bretagne ? Une étude montre qu’un véritable Train à grande vitesse retirerait, en 2015, environ 200.000 passagers à l’aéroport. Aujourd’hui, on peut remarquer aussi qu’une partie du succès de l’aéroport s’est bâtie sur la non-concurrence du train, en termes de durée du voyage sur Paris. Quitte d’ailleurs, pour l’aérien, à profiter quelque peu de cette situation pour ce qui est des prix. La concurrence modifie toujours la donne.
Aquarium...
Au demeurant, la nouvelle aérogare donne un sacré coup de vieux à l’ancienne. Une belle image aussi pour la personne qui découvre Brest. Il se pourrait même qu’il y découvre un jour un grand aquarium - clin d’œil à Océanopolis -, au niveau de l’accueil. Un projet qui n’a pas encore abouti mais la dalle est déjà renforcée.