Tout est calé. Il n’y a plus qu’à attendre les premiers coups de pédale qui lanceront les cyclistes sur la première étape du Tour de France 2008. Départ le 5 juillet, au cours Dajot à 12h10.
Après Londres et avant Monaco, c’est Brest qui donne le top départ du Tour de France 2008. Patrick Appéré, adjoint au maire sur les dossiers sportifs, ne cache pas sa satisfaction « de voir les Brestois réussir à se mobiliser pour gagner ». Mais le Tour ne fait pas que démarrer le 5 juillet.
Le 30 juin
Avant cela, dès le 30 juin, la manifestation, dont l’organisation est suivie par la société Amaury sport organisation (ASO) et l’ensemble des services de la ville et de Brest Métropole Océane (BMO), réserve de quoi faire patienter le public.
Le 2 juillet
Le 2 juillet, les arrivants de la « caravane du Tour » auront fini de poser leurs équipements sur le « village du Tour », à Penfeld. D’accès réservé, le parc sera devenu la proie de 4.000 à 5.000 personnes, dont les coureurs professionnels et leurs équipes, puis une nuée de journalistes. 2.000 environ, venus des quatre coins du monde, seront là, prêts à dégainer caméras et micros.
Le 3 juillet
Le village du Tour sera inauguré le mercredi 3 juillet , à 14 h, en présence de Christian Prudhomme (directeur du Tour), Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional, et François Cuillandre, maire de Brest.
Les festivités seront alors réellement lancées. À 16 h 30, le public pourra enfin vibrer avec la parade des 80 plus beaux véhicules de la caravane du Tour.
À 17 h 43, place de la Liberté, la présentation des équipes sera mise en scène par le Fourneau et la compagnie Générik Vapeur. Ces derniers n’en sont pas à leur première expérience puisqu’ils étaient de la partie en 1992, lors du dernier passage du Tour à Brest. 300 artistes sont mobilisés jusqu’au « Grand bal de la petite reine », vers 22 h 30. À noter, la première apparition à 17 h 50 de Daniel Mangeas, la voix du Tour, qui ne lâchera plus le micro jusqu’aux Champs-Élysées.
Le 4 juillet
Le 4 juillet, Michel Drucker proposera « Le Tour en fête », depuis son plateau installé au port du Moulin-Blanc.
Le 5 juillet
Le lendemain, samedi 5 à 12h10 pétantes, les 180 coureurs cyclistes s’élanceront vers Plumelec, situé 197 kilomètres plus loin.
Deux expositions dédiées à la petite reine
Ce sera le troisième départ donné de la cité du Ponant, après 1952 et 1974. On aura donc attendu 34 ans avant de reprendre le guidon. Est-ce pour cela que 34 artistes réunissent leurs œuvres à la mairie de Saint-Marc ?
Le Tour de France qui fait sa vingt-neuvième étape à Brest ne manquera pas, une nouvelle fois, d’inspirer les artistes. 34 photographes et plasticiens, regroupés par l’association Artitude, exposent en mairie de Saint-Marc. On pourra retrouver des artistes locaux comme Mikel Chaussepied, Patrick Abgrall, Régis Simon, mais encore Jean-Pierre Hue et Jean-Jacques Petton, sur des œuvres inspirées par le départ de Brest. Un deuxième volet de l’exposition se déroule juste à proximité de la mairie, dans l’église où les plasticiens se sont dignement emparés du grand volume. Un collectif de collégiens de l’Iroise, rassemblé avec une quinzaine de jeunes du PL Pilier-Rouge, présente quinze photos de « petits cyclistes ». Leur travail est intéressant. Parallèlement, la médiathèque de Bellevue consacre une exposition aux planches originales de l’album de bande dessinée de Christian Lax, « L’aigle sans orteils ». L’ouvrage retrace le parcours d’un coureur handicapé, inconnu qui plus est, et qui va se hisser aux côtés des plus grands. « L’art a son tour », à la mairie de Saint-Marc, de 14 h 30 à 18 h, du mardi au samedi jusqu’au 12 juillet. Gratuit. « L’aigle sans orteils », à la médiathèque de Bellevue. Gratuit.
Les émissions TV et radio
France Bleu Breizh Izel . La station locale de radio sera, notamment, en service sur les conditions de circulation et de stationnement. Depuis lundi, elle diffuse et réactualise plusieurs fois par jour un mini-journal sur tout ce qu’il faut savoir sur l’été brestois. À Brest, sur 99.3 MHz.
France Info. Elle délocalisera trois heures d’antenne le 4 juillet de 17 h à 20 h, pour présenter l’événement en direct d’Océanopolis. France 2 et le « Tour en fête » de Michel Drucker. Le célèbre animateur propose, en direct et en public, son émission de variété, la veille du départ, à partir de 20 h 50 (lire page suivante). L’accès est gratuit sur le parking du port du Moulin-Blanc.
France 3 National. L’émission « Village - Départ », présentée par le journaliste sportif Laurent Luyat, en direct du village situé au Moulin-Blanc, sera diffusée juste avant le départ de la course. Ouvert au public.
France 3 Ouest. L’antenne régionale de France 3 délocalisera son journal de 19 h, le 4 juillet, en direct de Brest. Pour l’édition de midi, le jour du départ également. Une émission spéciale d’une heure sera mise en place à la sortie du pont Albert-Louppe. Renseignement surle site : www.tourdefrance-brest.fr
Michel Drucker en direct de Brest à la veille du départ
Tout départ du Tour de France s’accompagne d’une grande émission en direct animée par Michel Drucker. En 2008, l’événement, baptisé « Le Tour en fête », aura lieu le 4 juillet et sera retransmis depuis Océanopolis.
Le vendredi 4 juillet, à 20 h 55, le présentateur de France 2 Michel Drucker animera, depuis le site d’Océanopolis, au Moulin-Blanc, une grande émission baptisée « Le Tour en fête ». À la veille du départ de la Grande boucle, ce divertissement, qui devrait durer environ trois heures, proposera des chansons, des images et des témoignages de sportifs retraçant l’histoire du Tour de France.
Bretagne, terre de cyclistes et de marins
Les anciens champions cyclistes bretons Bernard Hinault et Ronan Pensec comptent parmi les invités attendus. La présence de Laurent Jalabert est également envisagée. À quelques jours du lancement des grandes fêtes maritimes de Brest 2008, la mer sera également à l’honneur avec la présence du skipper Olivier de Kersauson et de Marie Tabarly, dans le cadre d’un hommage à son père, Eric Tabarly, disparu en mer il y a dix ans, le 13 juin 1998, sur son fameux Pen-Duick.
Voulzy, Boulay, Aufray et Moustaki
Côté artistes, le plateau promet d’être assez relevé. Laurent Voulzy, Breton de cœur de longue date, en sera l’invité d’honneur. L’éternel Bubblestar viendra y présenter son nouvel album « Recollection », bâti sur le modèle de son énorme tube de 1977, l’indémodable « Rockollection ». Les chanteuses Jenifer, Sofia Essaidi et Isabelle Boulay seront également de la partie, tout comme Line Renaud. Deux figures vénérables de la chanson française de qualité sont annoncées sur le plateau : Georges Moustaki et Hugues Aufray. Georges Brassens aussi, par l’intermédiaire de son continuateur Jacky Guilbert.
Murray Head, Alan Stivell et Miossec
La formation corse I Muvrini est annoncée pour un duo avec l’Australienne Tina Arena. À noter aussi une apparition du plus francophile des chanteurs britanniques, Murray Head, plutôt rare ces dernières années. La soirée permettra encore au grand public de découvrir ou de retrouver l’imitateur Michaël Gregorio, le fantaisiste Tex, la troupe de Rabbi Jacob, le DJ Martin Solveig et les animateurs Gérard Holtz et Nelson Monfort avec leur groupe « Les odieux visuels ». Et, bien entendu, accordera une place importante aux artistes bretons qui seront dignement représentés par rien moins qu’Alan Stivell, le Bagad de Lann-Bihoué et le local de l’étape, Miossec en personne. L’émission se déroulera en public. Les spectateurs qui souhaitent pouvoir y assister sont invités à arriver tôt sur le site. Aucune place ne peut être réservée.
La coqueluche de Kérabécam aura sa rue
Le nom de Kérabécam n’évoque pas grand-chose pour les jeunes générations. Les anciens, eux, le connaissent bien. Le vélodrome brillait au rythme de la pédale, en plein cœur de Brest, quand il occupait le site de l’actuel hôpital Morvan.
Dans l’entre-deux-guerres, il avait son héros, François Favé, à qui on va dédier le nom d’une rue. « Bien sûr qu’on s’en souvient », s’enflamme son fils, Yves Favé. C’est à lui que « Fanch » doit l’idée de cette distinction posthume. « Je l’ai demandée au conseil municipal, estimant qu’il avait suffisamment marqué son temps ».
Son fils Yves retrace sa vie
Il faut dire qu’Yves Favé avait les arguments pour convaincre. Il a, en effet, accumulé, après des années de recherche, une quantité impressionnante de coupures de presse d’époque. « Au départ, j’ai agi comme pour une thérapie. Je voulais comprendre la vie de mon père et celle de ma mère, que tout séparait. Il est mort jeune, à 46 ans (Yves avait moins de 10 ans), et j’ai mis des années à le redécouvrir ». La mère d’Yves Favé, en effet, a rejeté le vélo et tout ce qui le concernait : « Elle en avait horreur même, et a constamment menacé mon père sur ce sujet ».
Champion de France des aspirants en 1930
Difficile donc de percer sur la scène professionnelle dans ces conditions. Et pourtant, « le grand Fanch » a amassé les titres durant sa carrière. « Le plus prestigieux fut certainement celui de champion de France des aspirants en 1930 », cite son fils Yves, preuves à l’appui. Les grands titres ont accaparé la une des journaux. En 1931, il enlève le grand prix de Plouay, une épreuve internationale. De 1931 à 1937, il participe au circuit de l’Ouest. Il remporte le grand prix du bocage en Normandie en 1935. Seul regret, le Tour de France. Ses deux participations se sont soldées par deux échecs. Fanch Favé le Lesnevien devint marchand de cycles en ses terres et s’occupa du VS Lesnevien, où il lança de jeunes champions, Yvon Madec notamment, et Joseph Thomin sur le Tour de France. La rue François-Favé, 1905-1951, devrait être inaugurée dans le quartier de Saint-Pierre-Quilbignon.
25/07/2008
Jessyca Morvan (à gauche, face à une œuvre de Jean-Jacques Petton), accueille les visiteurs à l’exposition de la mairie de Saint-Marc.
Au sommaire : - Brest. Une caisse de munitions égarée - Queménès. Nouvelle datation des squelettes - Service minimum d'accueil : pas partout - Foot. Le gardien de Vannes chez les Bleuets