« Le temps des femmes est venu et j ’ espère que les Français auront cette audace pour l ’ élection présidentielle », a lancé Ségolène Royal en référence à sa propre candidature.
Violences, parité, enfants... Tous les candidats sont tombés d ’ accord pour lutter contre les violences faites aux femmes - Ségolène Royal réaffirmant son souhait d ’ en faire le sujet du premier texte soumis à l ’ Assemblée - ou contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Le candidat de l’UMP, Nicolas Sarkozy , se donne ainsi deux ans pour régler le problème avec les partenaires sociaux. Après, « je demanderai à l ’ Inspection du travail de contrôler et de sanctionner ». Un sujet sur lequel il a été rejoint par... Olivier Besancenot (LCR), qui veut aussi « sanctionner pénalement les employeurs ». Quant au candidat de l’UDF, François Bayrou, il préfère des « sanctions financières », mais il vaut aussi « garantir aux femmes (...) que leur carrière ne stoppera pas dans sa progression si elles ont des enfants ». Jean-Marie Le Pen (FN), lui, est partisan sur le sujet « de la discussion » plutôt que de la « coercition ». Face à la difficulté de concilier garde des enfants et travail, la plupart des candidats ont promis la mise en place d ’ un service public de la petite enfance, avec toutefois des modalités différentes. Ségolène Royal a plaidé pour l ’ instauration d ’ une « obligation scolaire à partir de l ’ âge de trois ans » au lieu de six actuellement, alors que Dominique Voynet , candidate des Verts, préf è rerait « la mise en place de structures adaptées à des tout - petits ». « Il faut aller vers la gratuité de l ’ accueil du petit enfant », a estimé de son côté Marie-George Buffet (PCF) , quand le candidat anti - libéral José Bové a souhait é « qu ’ on puisse accueillir les enfants avant trois ans, dès l ’ âge de deux ans ». Nicolas Sarkozy, en revanche, ne croit pas « qu ’ on pourra couvrir la France de crèches. On n ’ en a pas les moyens ». Le candidat UMP a réaffirmé sa volonté de créer « un droit opposable à la garde d ’ enfants » . Olivier Besancenot s ’ est , quant à lui , alarmé de voir « le droit à l ’ avortement (...) remis en cause de façon insidieuse ».
Le débat à Sciences-Po a été perturbé par une manifestation d ’ étudiants , lors du passage de Jean-Marie Le Pen , en fin d’après-midi . Le leader du FN, qui fermait le ban, a eu droit à un accueil hostile d'élèves, qui l’ ont copieusement sifflé . « C’ est plus difficile de venir à Sciences-Po que dans les cités. Il faut dire que dans les cités, ils sont mieux élevés » , a ironisé le leader frontiste.