Stabilisation de la dette - Inscription dans la Constitution de l ’ interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement, hors période de récession. - Calendrier de trois ans pour supprimer le déficit de fonctionnement de l ’ Etat : sur cette période, la moitié des recettes de l ’ Etat, soit sept milliards d ’ euros par an, sera it consacrée à la diminution du déficit.
E conomies - Concentration progressive, sur trois ans, des exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC ( 9 milliards d ’ euros d ’ économie s) . - « Contrat de solidarité » avec les collectivités locales, sur trois ans . - Plafonnement progressif du montant global des niches fiscales ( 4 milliards d ’ économie s) .
Pouvoir d ’ achat - 35 heures : l ’ heure supplémentaire, entre 35 et 39 heures, rapportera aux salariés 35 % de plus qu ’ une heure normale, contre 10 ou 25 % actuellement. Mais ces heures supplémentaires devront coûter à l ’ entreprise « exactement le même prix qu ’ une heure normale » . - « Puissante incitation fiscale » à l ’ intéressement des salariés aux bénéfices de l ’ entreprise.
Imp ô ts - Ni baisse ni augmentation des prélèvements obligatoires. - Plafonnement de « l ’ avantage fiscal né du cumul des niches », « pour que les petits revenus ne soit pas défavorisés ». - Exonération totale de droits de succession des petites successions, en ligne directe jusqu ’ à 200.000 euros et relèvement de l ’ abattement par part d ’ enfants. Les « grosses » successions seront toujours taxées. - Réforme de l ’ impôt sur la fortune (ISF). Elargi ssement de l ’ assiette « par une incitation » au civisme. - Taxation « progressive » des énergies fossiles.
Entreprises - Permettre « à toute entreprise qui le souhaitera de créer deux emplois nouveaux sans charges pendant cinq ans ». - Incitation pour les cadres, en particulier ceux qui partent à la retraite, à accompagner des entreprises débutantes. - « Loi de protection et de soutien de la petite entreprise » : un « s mall business act à la française » , sur le modèle de ce qui existe aux Etats-Unis depuis 1953. - Simplification des démarches administratives pour les petites entreprises. - Mise en place, pour les activités débutantes, d ’ un système de caution mutuelle afin de « garantir aux banques une meilleure sécurité de leur intervention » .
Emploi des jeunes - Contrat emploi formation : aide directe à l ’ entreprise qui offre une première expérience professionnelle aux jeunes exclus de la formation .
Retraites - Débat national qui aboutirait à un projet de loi soumis aux Français par référendum. - Retraite par points, avec « des droits qui se créent au fil du temps et une pension qui s ’ accroît au fur et à mesure des cotisations » . - « Liberté pour chacun des actifs de choisir l ’ âge de son départ à la retraite à partir de 60 ans » en fonction du niveau de sa pension. - Prise en compte de la pénibilité du travail dans le calcul des trimestres cotisés. - Réforme des régimes spéciaux. Minima sociaux - Unification des minima sociaux en une allocation unique calculée par points, conciliable pendant un certain temps avec un salaire, de façon dégressive. - Principe d ’ activité universelle : tous les inactifs se verront proposer une activité rémunérée au service de la société, dans les associations ou collectivités locales.
Europe - Mise en place d ’ une « politique économique européenne » . - Harmonisation des politiques fiscales européennes, avec en particulier une harmonisation de l ’ impôt sur les sociétés et une réflexion sur une fiscalité écologique.
Le secrétaire national PS à l ’ économie, Michel Sapin, a qualifié , hier, le projet économique de François Bayrou de « libéral et droitier » , jugeant qu ’ il tourne « au plagiat de Nicolas Sarkozy » .
« Autorité » , « ordre » , « respect » : Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l ’ élection présidentielle, a âprement défendu , hier soir, ces « valeurs » de « la France réelle » , selon lui, « enracinées au plus profond de notre peuple » , lors d ’ une réunion publique à Perpignan (Pyrénées-Orientales) . Durant une heure, devant plus de 8.000 personnes, selon l ’ UMP, le ministre de l’Intérieur s’ est livré à un plaidoyer en faveur de « l ’ autorité » , qui fait défaut , selon lui, depuis Mai 68, celle des hommes politiques, des parents, de l ’ école, des intellectuels. « L’ autorité, qui ose encore en parler ? » a -t-il dénoncé . (Photo AFP)