Au contraire de Nicolas Sarkozy qui, dès le lendemain de son intronisation à grand spectacle le 14 janvier à la Porte de Versailles, en avait engrangé le bénéfice dans les enquêtes d’opinion. Depuis, le candidat de l’UMP a toujours été donné vainqueur au second tour face à la candidate socialiste dans les 17 sondages réalisés avant la grand-messe de Villepinte, mais aussi dans les quatre qui ont suivi.
L’écart est toujours là
Le revirement de l’opinion espéré ne semble donc pas au rendez-vous pour Ségolène Royal. Dès le lendemain de sa prestation, dans un sondage Ifop, la candidate du PS accusait une perte de 1,5 point au premier tour tandis que le candidat de l’UMP gagnait encore 2,5 points. Les sondages suivants n’ont pas fondamentalement changé la donne. Ségolène Royal reste largement distancée par Nicolas Sarkozy. Ainsi, selon le dernier sondage CSA pour Le Parisien / Aujourd ’ hui en France et I-Télé publié hier, et réalisé le 12 février, le candidat de l ’ UMP gagne un point, obtenant 54 % au second tour. Au premier tour, Nicolas Sarkozy arrive en tête, en progression de deux points ( 33 % d ’ intentions de vote ) . Ségolène Royal recule d ’ un point ( 26 % ) .
« Pas d’effet Villepinte »
A l’instar de Jérôme Fourquet (Ifop), plusieurs sondeurs considèrent qu’il « n’y a pas, à chaud, d’effet Villepinte ». Selon Jérôme Sainte-Marie (BVA), le seul point positif pour l’instant est que la candidate PS « a réussi à consolider sa candidature pour le premier tour », notamment auprès de ses sympathisants. Mais cela se fait au détriment de l’extrême-gauche, qui totalise moins de 10 %, et « sans réussir pour l’heure à ramener à elle les électeurs ayant quitté la gauche pour François Bayrou », crédité de 12 à 14 % dans ces quatre derniers sondages. Pour le second tour, Ségolène Royal souffre de la consolidation d’un électorat Bayrou, qui semblerait vouloir se reporter davantage sur Nicolas Sarkozy qu’il y a quelques semaines. Mais surtout elle pâtit de la faiblesse du total des voix de gauche au premier tour, qui atteint au mieux 40 %. Selon Jean-Daniel Lévy (CSA), il faut remonter aux législatives de 1993 ou à la présidentielle de 1969 pour retrouver une gauche à un étiage aussi faible. Enfin, selon un sondage Ifop pour Profession politique rendu public hier, 64 % des Français pronostiquent une victoire de Nicolas Sarkozy, contre 29 % pour Ségolène Royal.
P lus de deux Français sur trois (71 %) se disent favorables à un gouvernement mêlant responsa b les politiques de gauche et de droite, selon un sondage BVA pour Orange publié hier . Cette idée est plébiscitée par 92 % des sympathisants de l’UDF , mais est soutenue également par 73 % des sympathisants du Parti socialiste et 69 % de ceux de l ’ UMP. Ce s ondage a été réalisé par téléphone le 12 février auprès d ’ un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française.