« Si je suis élu président, je ferai la réforme des régimes spéciaux » de retraite, a réaffirmé le ministre-candidat . « Il n ’ y a pas de raison que certains Français cotisent 40 ans, d ’ autres 37,5 ans. Ce n ’ est pas normal. On doit les porter à 40 ans, dégager des marges de man œ uvre et les
trois millions de retraités qui ont à peine le minimum vieillesse, on doit les augmenter » . « Il y a des métiers où on part à la retraite entre 55 et 58 ans » , or « ce n ’ est pas la même chose de piloter un TGV et de conduire une machine à vapeur comme on le faisait au début du siècle précédent. On doit s ’ adapter, ça s ’ appelle l ’ équité ».
Le travail plutôt que l’assistance
Le candidat UMP a également dénoncé « une nouveauté, d ’ autant plus scandaleuse : être pauvre alors qu ’ on travaille . » Quant aux pauvres sans travail, il faut tout faire pour leur trouver une activité. Mais j ’ ai proposé qu ’ il n ’ y ait pas un seul minima social accordé à un pauvre sans travail sans qu’ on lui demande en contrepartie une activité ». C’est ainsi que « j e propose qu ’ on ne puisse pas refuser deux offres d ’ emplois successives qui correspondent à vos formations parce que les indemnités sont payées par ceux qui travaillent . » Selon lui, « i l faut tout faire pour que le travail rapporte davantage que l ’ assistance » , assurant que « le problème économique de la France, c ’ est que le travail ne paie pas assez » . Concernant la question des 35 h, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il voulait qu’elles « restent un minimum, en aucun cas un maximum », et a ainsi souhaité que « les retraités qui souhaitent travailler à temps partiel puissent le faire ».
« Chaque Français doit posséder son logement »
Nicolas Sarkozy a encore , au fil de ces dialogues, trouvé « anormal » que les compagnies pétrolières ne répercutent pas les baisses de prix du pétrole. Il a aussi affirmé que chaque Français devait pouvoir posséder son logement. « Je veux déduire les intérêts d ’ emprunt » pour faciliter l ’ achat de logements. « Il n ’ y a aucune raison que les classes moyennes soient déclassées à ce point - là » , a-t-il lancé.
« Je ne suis pas homophobe »
Longuement interpellé par des homosexuels en début d’émission, i l a assuré : « J e veux défendre les minorités parce qu ’ elles ont des droits, mais je ne veux pas accabler la majorité » . Enfin, « j e n ’ accepte pas qu ’ on me dise homophobe parce que je refuse l ’ adoption par les couples homosexuels ».