Dans les Côtes-d'Armor, la droite n'avait pour ambition que de résister face à la puissante majorité départementale. Elle a fait mieux en passant contre toute attente de 13 à 15 élus. C'est le Parti communiste qui fait les frais de cette poussée : il tombe de 8 à 5 sièges, tandis que les socialistes et apparentés passent de 31 à 32. Quoi qu'il en soit, le président Claudy Le Breton demeure solidement installé dans le fauteuil présidentiel.
Morbihan : la gauche grignoteSituation comparable mais inversée dans le Morbihan, où l'opposition de gauche a gagné quatre sièges et n'en a perdu qu'un. Ici également, la majorité du président Jean-Charles Cavaillé (que personne ne conteste) reste néanmoins confortable avec 29 élus sur 42. Il appartiendra au nouveau président de groupe de l'opposition Norbert Métairie de mettre ses troupes en ordre de bataille pour continuer à grignoter le conseil et préparer la conquête du département.
Ille-et-Vilaine : Bissonnier désignée En Ille-et-Vilaine, la droite a bien survécu au départ de son leader historique Pierre Méhaignerie (18 années de présidence), qui ne se représentait pas. Elle ne disposait que d'une voix d'avance. Elle en a désormais trois avec trois cantons gagnés pour deux perdus.
L’élection du successeur du président était une formalité : Marie-Joseph Bissonnier (Plélan-Le-Grand) a été désignée par la majorité.
Finistère : statu quo total
Dans le Finistère également, la gauche ne disposait que d'une voix de majorité. Elle espérait bien conforter son avance, mais elle n'a réussi qu'à la maintenir. Si elle a gagné trois sièges, elle en a également perdu trois au profit de la droite. Pas de surprise côté présidence : Pierre Maille a conservé sa place
Loire-Atlantique : un président contesté
La situation était plus tendue en Loire-Atlantique, où la droite sauvait sa peau. Avec cinq cantons perdus pour deux gagnés, elle conservait une majorité de 31 sièges sur 59. Mais le suspense restait entier quant à la présidence. Le RPR Luc Dejoie s'accrochait à son fauteuil. Mais certains DVD péricentristes et sans étiquette n'avaient pas du tout l'intention de lui donner leurs suffrages. Certains alarmistes leur prêtaient même l'intention d'offrir la présidence à la gauche plutôt que de la laisser aux sortants. Pour la majorité, il y avait urgence à se donner un candidat de consensus. Le PS, Patrick Mareschal a finalement emporté la présidence.