Car ces traces sont très caractéristiques d'un frottement entre un bâtiment sous-marin et un câble. Et le rapport du lieutenant du Dolfijn ne mentionne aucun contact avec des câbles lors de l'opération en Norvège.
Bobines oui, câbles non Fin mai 2004, la brigade de Den Elder, port d'attache hollandais du Dolfijn,
a porté à son procès verbal d'inspection du sous-marin, le rapport du lieutenant E. Van Driel, qui était de quart lors de la démagnétisation du sous-marin, survenue le 21 avril 2004. Pour cette opération, le sous-marin devait passer en mer entre des bobines démagnétisantes reliées entre elles par des câbles. Une opération commune à tous bâtiments de navigation qui permet, par exemple, de protéger le matériel informatique embarqué de toute interférence extérieure ou encore d'éviter d'entrer en contact avec des mines flottantes magnétiques. Dans son rapport, le lieutenant Van Driel livre avec précision les détails de l'incident survenu au cours d'un des passages du sous-marin entre les bobines. Le militaire mentionne que, lors d'un passage, le sous-marin a touché les bobines des deux côtés, entraînant une inclinaison du bâtiment et un blocage du gouvernail. A aucun moment, il n'indique avoir touché des câbles. A la suite de cet incident norvégien, le sous-marin a rejoint son port d'attache hollandais le 28 avril. Des enfoncements et bosses sur les gouvernails inférieurs bâbord et tribord ont été notés. Des traces de peintures en moins. Et selon un spécialiste maritime, la probabilité que ce soient les bobines qui aient laissé deux traces tous les mètres le long du Dolfijn «est très mince».
Réparation générale «qui tombe bien»
Mis en cale sèche rapidement, il a subi plusieurs réparations. Une toilette générale «qui tombe bien», selon des proches du dossier convaincus que le naufrage du Bugaled est lié à une croche avec un sous-marin. La zone de pêche du Lizard étant le théâtre de nombreuses manoeuvres militaires le jour du naufrage, la présence de sous-marins et de sous-marins espions rend cette hypothèse tout à fait crédible. Pour évacuer les soupçons, les parties civiles attendent sans doute davantage de persuasion de la part des autorités néerlandaises.