28 décembre 2011 à 16h50
Début février, il ne devrait plus rester de traces visibles du TK Bremen, le cargo échoué sur la plage d'Erdeven, dans le Morbihan. Des entreprises bretonnes ont été sollicitées pour surveiller, traiter et évacuer les déchets.
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Autour de l'épave du TK Bremen, un large périmètre a été établi par la préfecture du Morbihan, afin de protéger la dune des curieux. Les cinq kilomètres de barrières ont été posés par la société lorientaise Sotrama, vendredi dernier. Cette même entreprise, contactée par l'assureur du TK Bremen, a également fourni des bungalows, des tours d'éclairage et des groupes électrogènes à différentes sociétés qui interviennent sur le site. Pour assurer la sécurité du périmètre, c'est la société lorientaise SGS Sécurité d'Olivier Mélo qui a été retenue par l'antenne française de l'assureur maritime PandISkuld.
Évacuer et recycler les déchets
Autour de la coque du TK Bremen, la plage a été nettoyée par les pompiers et les hommes de la société Daniel, de Landaul (56). Six salariés se sont relayés 24 heures sur 24. Une équipe est restée sur place avec un engin de chantier pour évacuer les bennes dans lesquelles sont progressivement déposés les déchets contenus dans le navire. Ces déchets, c'est la société brestoise Les Recycleurs Bretons et sa filiale Alzéo Environnement qui s'en chargent.
"Nous avons contacté la société hollandaise EuroDemolition à qui l'assureur a confié l'intégralité du chantier. Nous pilotons les opérations en tant que sous-traitant. Nous sommes assez fiers de montrer qu'il y a des entreprises bretonnes compétentes et réactives entre Noël et le jour de l'An...", explique Pierre Rolland, le patron de la SAS Les Recycleurs Bretons. Une quinzaine de ses salariés interviennent sur le cargo. "Leur première mission est de dépolluer le navire. Nous commençons par retirer les détritus comme le bois, les matelas, etc. Il y a une dizaine de cabines qu'il faut vider. Nous allons aussi enlever tous les déchets dangereux comme les peintures, les graisses et les huiles". Concernant l'amiante présent sous forme de flocage dans le bateau, Pierre Rolland aura recours, les jours prochains, à un sous-traitant agréé pour ce type d'intervention. Tous les déchets seront évacués selon leur dangerosité en bennes ou en sacs, avant d'être incinérés ou enfouis dans des décharges spécialisées, à moins d'être vitrifiés (amiante).
Découper la coque en acier
Ensuite, Alzéo Environnement va totalement dégazer le bateau. "Nous allons rentrer dans la coque pour nettoyer, dégraisser et pomper les sédiments. Il faudra aussi entièrement dégraisser la cale des machines parce que le bateau a été sérieusement secoué les jours derniers". Une fois la coque "propre", l'entreprise néerlandaise Euro Demolition interviendra avec son énorme grue cisaille. Elle découpera la coque en grandes plaques d'acier qui seront ensuite confiées aux Recycleurs Bretons pour être plus finement tranchées, avant d'être recyclées. Tout au long du découpage, l'entreprise brestoise restera sur le site "pour éviter tout rejet sur le littoral". Un chantier qui ne fait pas peur à Pierre Rolland: "Ça fait une vingtaine d'années qu'on développe un savoir-faire dans ce domaine".
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