6 juillet 2009 à 19h45
Cet après-midi, une dizaine de professeurs de philo protestaient contre la réduction du temps imparti aux corrections des copies de l'épreuve du bac. Ils ont tenté de rencontrer le recteur, sans résultats.
"Il y a quelques années, on avait une semaine en plus" explique Daniel Pierrès, professeur de philo à Lorient. Désormais, le délai de correction a été "sucré" de "quinze à neuf jours". La philosophie est la première épreuve à laquelle sont confrontés les bacheliers, pour justement laisser plus de temps aux correcteurs. Une semaine séparait auparavant cl'épreuve de philo du reste des matières. "On ne corrige pas une copie de philo comme une copie de maths, poursuit Daniel Pierrès : c'est plus difficile de rentrer dans la pensée de l'élève, il nous faut du temps".
Protestation "symbolique"
Cet après-midi, la dizaine de professeurs rassemblés devant l'Inspection Académique, parfois accompagnés de leur famille, ont tenté de rencontrer le recteur d'académie, qui a refusé le dialogue. Les résultats de l'épreuve ont été mis en ligne le 2 juillet, comme l'exige le Ministère de l'Education nationale, mais "symboliquement, certains d'entre nous ont attendu de mettre les notes sur internet dans l'après-midi".
"Sacrifier" son temps libre
Pour cette année, les corrections ont été rendues à temps. Mais à condition, comme le rappelle cet enseignant vannetais, de "sacrifier son samedi et son dimanche, de prendre sur les soirs et parfois la nuit". L'ensemble des professseurs de philosophie ont envoyé au Ministère de l'Education nationale une "motion de protestation" pour "anticiper l'épreuve d'une semaine, comme c'était le cas en 2005", ou renoncer à "la reconquête du mois de juin" et "revenir vers des épreuves commençant approximativement le 10 juin".
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