6 juillet 2009
Vendredi et samedi, la sécurité en mer était au coeur des rencontres proposées au grand public à Tréboul, par les plaisanciers et secouristes.
Une centaine de personnes sont venues vendredi soir à la Maison du nautisme écouter les témoignages de sauveteurs ou de rescapés d'accidents en mer, recueillis par le cinéaste Emmanuel Audrain. Des témoignages poignants, évidemment, destinés à marquer les esprits afin de peser, encore et toujours, sur les questions de prévention et de formation en matière de sécurité. Ces témoins étaient sur l'écran de deux documentaires du cinéaste, mais aussi dans la salle.
Ne pas compter que sur les secours
En seconde partie de soirée, en présence de Bruno Claquin, président du comité local des pêches, divers modèles de vêtements à flottabilité intégrée ont été présentés. Samedi, dans le port de Tréboul, plusieurs démonstrations tournant autour du sauvetage en mer ont été effectuées devant un public venu en nombre. Hélitreuillages, chiens Terre-Neuve, radeaux de survie... Les moyens de sauvetage ne manquent pas, mais le mieux, c'est quand même d'éviter d'y avoir recours. Côté prévention, les Affaires Maritimes étaient là, justement, et avaient dépêché, en matinée, deux de leurs agents au Rosmeur. Ainsi, les quatre associations de plaisanciers qui ont des bateaux aux pontons pouvaient bénéficier d'une vérification «pédagogique» de leur matériel de sécurité. Une opération qui précède les actions de contrôle qui seront conduites dans le courant de l'été et qui, elles, seront répressives. Sept plaisanciers sont venus faire vérifier leur matériel.
Attention aux brassières périmées
«Chez les plaisanciers, on trouve souvent des brassières de sécurité périmées, constatait l'un des agents. Il faut être vigilant. Car le jour où elles doivent servir, leur flottabilité peut s'avérer tout à fait aléatoire». «Tous les jours, on lit dans les journaux que des plaisanciers sont tombés à l'eau!», déplorait de son côté Henri Caradec, président des plaisanciers du Rosmeur. Des plaisanciers qui, l'an passé, ont fait un achat groupé de brassières auto-percutantes. «C'était quand le dauphin Jean Floch était par là. On n'était pas tranquilles. Aujourd'hui, tous les plaisanciers mettent leur brassière dès qu'ils montent dans leur annexe. Il y a eu une prise de conscience», assurait Henri Caradec, au moment même où, comme pour confirmer ses propos, deux jeunes gens sortaient du port à la voile à bord d'un vieux gréement, chacun portant la fameuse brassière.
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